02 août 2007

Histoires de cavernes...


Tout d'abord, je vais vous parler d'un jeu que j'ai découvert par hasard il y a un peu plus d'un an, et que je redécouvre en ce moment même sur PSP, puisqu'il a été porté tout récemment par un fan sur cette machine.

Ce jeu, c'est "Doukutsu Monogatari", titre devenu "Cave Story" lors de sa traduction en anglais, là aussi par un fan (ou un ami, je n'ai pas trop saisi).


Je ne compte ni faire un test de ce jeu ni m'étendre en louanges, un tas de gens bien intentionnés l'ont fait bien avant moi, le jeu étant sorti en 2004 et ayant attiré les félicitations des jurys de par le monde.
Je me contenterai de vous dire qu'il s'agit d'un jeu de plateforme/aventure en 2D, sorti donc sur pc, en 2004, arborant une esthétique s'approchant du pixel-art et de la musique 8bit (ou chiptune) qui lui est généralement associée. Outre ces aspects artistiques, il s'agit probablement du meilleur jeu de plateforme auquel j'aie joué. Oui, oui, même mieux que Zool, c'est dire.



Ceci dit, tout cela est subjectif, tout le monde n'accroche pas au pixel art, ni à ce type de platformers, plutot technique, donc pourquoi vous en parle-je?

Pour plusieurs raisons toutes simples :

Premièrement, il s'agit d'un jeu "indy", développé de façon indépendante, donc, gratuit, et qui est le travail d'une seule personne.
Oui oui, un seul mec tout seul, un japonais, a bossé pendant 5 ans à coté de ses études, puis de son boulot, sur ce jeu, n'en a pas retiré le moindre yen, et continue paisiblement sur sa lancée, sans avoir accordé plus de 2 interviews et demi, ni diffuser sa photo, ni tenir des discours de 6 pieds de long sur les jeux vidéo et l'art, ou sur quoi que ce soit de ce genre.

Il avait envie de faire un jeu. Il l'a fait. Point.

Au vu du hikick(tm) précédent, ça n'étonnera personne que j'admire ce personnage discret, humble, et pourtant au talent bien plus éloquent que bien des propriétaires de licence Unreal Engine 3. J'avoue être très impressionné par ce jeu et son développement, comme je le suis de plus en plus pour l'ensemble de la scène indy (on ne saurait passer outre des créateurs comme Kenta Cho, Nifflas, et d'autres) et ravaler un peu mon caquet de merdaillon mégalo. Bref, au lieu de tergiverser, agissons, me dis-je.

D'autant plus que je me rends compte que finalement, les aspirations que je déclarais à tue-tête auparavant me semble finalement réalisables, plus je pénètre dans la sphère de ces développements hors-marché.

Depuis 2 ans que j'ai commencé ma formation à l'ENJMIN, je me suis frotté plus que jamais à la "réalité" (je mets des guillements, parce que bon, quand même) de l'industrie du jeu vidéo, on et off. En grossissant le trait, on pourrait dire que les acteurs de la scène "on" cherchent à faire mieux que la concurrence (plus "beau", plus "réaliste", plus tout ce que vous voudrez du moment que ça coute des milliards -j'ai dit que je grossissais le trait) pendant que les acteurs de la scène "off" se font plaisir et parfois, même, innovent.

On affinant un peu le trait, on a d'un coté des professionnels tenus par la loi du marché et travaillant dans une atmosphère d'enjeux financiers souvent lourds, avec de l'autre coté des sales gosses néo-hippies qui ont décidé de ne faire que ce qu'ils ont envie. (ok, j'ai pas le sentiment d'avoir affiné grand chose, là)

Bref, au vu de ce tableau du petit monde ridicule des jeux vidéo, je me sens plus sale gosse que boursicoteur en espadrilles. Donc je tire ma révérence à l'industrie (qui me tendait pourtant les bras, les Porsches, l'argent facile et les filles sales, ou un truc du genre).

Bon, d'un autre coté, je n'ai rien fait de ma vie pour l'industrie, donc je pense que le monde entier se contrebranle de ma décision.

Aussi, pour ne point rester dans un anonymat au demeurant incompatible avec ma mégalomanie latente et mes pulsions de Guitar Hero masqué (Loïc, je n t'oublie pas, un jour le monde sera nôtre), je compte me lancer dans ce que j'ai toujours voulu faire, le chant tyrolien la bande dessinée.

Advienne que pourra.
Je vous tiens au jus.


ps : le hikick(tm) sur le festival de Gion a été mis à jour avec non pas des photos mais...tadada DAAA UNE VIDEO !! WOOHOO !!

6 cowabungarrr!:

Loy,  vendredi, 03 août, 2007  

Je te souhaite toute la réussite que tu mérites mon ami.
Après ton boulot sur Rock'n'Fuzz, rien ne peut te résister ;)

PAtrick,  lundi, 06 août, 2007  

"Bref, au vu de ce tableau du petit monde ridicule des jeux vidéo, je me sens plus sale gosse que boursicoteur en espadrilles. Donc je tire ma révérence à l'industrie (qui me tendait pourtant les bras, les Porsches, l'argent facile et les filles sales, ou un truc du genre)."

Eh gars, tu connais le Cheval de Troie?

Je ne suis pas convaincu par l'argument!

Pixoshiru lundi, 06 août, 2007  

Ouais mais là c'est pas la bourgade de Troie, c'est l'étoile Noire... (-_-') Et puis rêvons ! L'industrie se tourne de plus en plus vers la scène indy, donc finalement peut être influencerais-je ce mastodonte en faisant des petites choses dans mon coin! :)
"Donnez moi un point d'appui et je soulèverai la Terre."

Patrick,  lundi, 06 août, 2007  

Le problème c'est que dans l'histoire, on ne lui a pas donné de point d'appui "carpe diem et aide-toi, le ciel t'aidera!"

Pixoshiru lundi, 06 août, 2007  

J'aime pas les carpes. Et puis, pour faire court, je ne pense pas que me fondre dans le moule gigantesque qu'est l'industrie du jeu vidéo me permettrait de changer quoi que ce soit, sans compter que je n'ai pas (plus?) cette prétention. Je vais m'attacher à faire les choses du mieux que je peux, plutot que de me limiter à essayer faire mieux que les autres. :)
Chacun son boulot, j'ai choisi le mien.

M. mercredi, 08 août, 2007  

Les grands hommes n'en n'ont jamais fait qu'à leur tête. Regardez Dieu, Mickael Jordan, ou, plus récemment, Zidane.

Je sais plus où je crois me rappeler avoir lu que l'on cherchait toujours quelquepart dans nos actes à influencer l'histoire, pardon, l'Histoire, avec une grande hache (Salut Koubo^^) et un colifichet d'ivoire. Bref, on est tous mégalos quelquepart (me rappelle plus pourquoi je dis ça).

De toute façon, le concept de fin de l'Histoire de Hegel, dont l'analyse prête à confusion, devrait cependant tous nous rappeler que le meilleur moyen d'influencer l'Histoire c'est de s'en foutre comme de la deuxième culotte de Madonna, et de suivre la voie qu'on souhaite vraiment suivre, en dépit de tout schéma social contenant argent propre et hard headed woman ou l'inverse.

En gros fays ce que vouldras lala tsointsoin, et la bd c'est très bien. D'ailleurs, c'est pas comme si tu avais l'habitude de te fermer des portes, donc je m'inquiète pas.

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