08 novembre 2007

Tout le monde en veut à Shigeru ! Laissez papa tranquille !

Le bashing (pas méchant, hein) consensuel sur ce Zelda Phantom Hourglass me semble très intéressant.


J'ai l'impression que, vieillissant ou grandissant, les gamers deviennent plus critiques vis-à-vis des séries qu'ils ont connues il y a de nombreuses années, au point d'en être parfois reniants, comme nombre de gens que j'ai pu entendre vilipender sans retenue sur ces mêmes jeux sur lesquels, quelques bougies plus tôt, ils ne tarissaient pas d'éloges.

Zelda a été pour beaucoup d'entre nous une pierre majeure de l'édifice de notre amour pour les jeux vidéo, et pour beaucoup, à un âge où, par exemple, on ne différenciait les filles des garçons que par la longueur des cheveux ou, pour les plus précoces, les motifs à coeur ou à dragons des petites culottes.

Arrivés à l'âge adulte et débarrassés des inconvénients liés à la pratique de la différenciation sexuelle par l'observation des sous-vêtements (puisque maintenant un simple coup d'oeil sur la couleur de la housse de l'iPod suffit), on se retrouve face à la même série, Zelda, qui, il faut le dire, n'a pas changé d'un poil.
On y joue toujours Link (plus ou moins), on doit toujours sauver une fille des griffes de Ganondorf, on est toujours sapé en lutin, on a toujours à trouver l'épée kokiri (plus ou moins) pour commencer à tondre le royaume d'hyrule pour choper des rubis (qu'on m'explique pourquoi certains personnages jugent encore utile de faire du commerce dans un monde où le pognon pousse dans les hautes herbes)...
Et là, on lui trouve tout un tas de défauts, un univers trop enfantin, des énigmes trop simplistes, etc, etc...

On oublie bien vite que le public cible de Zelda n'est pas les gamers de 20-35 ans que nous sommes maintenant et que le décalage qui semble nous surprendre est finalement bien légitime.
Mais outre cet oubli, beaucoup semblent prendre un certain plaisir à fustiger du même coup les icônes d'antan, Mario, Sonic, Tomb Raider, et j'en passe.

Si parfois cet acharnement est justifié, je me demande si tout cela n'est pas finalement oedipien. Il faut tuer le père, se prouver que l'on peut vivre sans, et faire mieux que lui.

Est-ce que quelque part on ne cherche pas à passer à l'âge adulte en reniant pêle-mêle Zelda, Mario, le Banga orange, Lara Croft et Ace of Base?

Et si l'on creuse encore un peu plus dans le subconscient, POURQUOI DIABLE LES JEUX VIDEO ONT ILS PRIS LA PLACE DE L'IMAGE DU PERE???

Note à la famille : Non mais je vous aime bien quand même, hein? ^^ T'façons, mon père a la même moustache que Mario, alors...

4 cowabungarrr!:

Game A jeudi, 08 novembre, 2007  

Tu copies tes articles, je copie mes commentaires :p

"qu'on m'explique pourquoi certains personnages jugent encore utile de faire du commerce dans un monde où le pognon pousse dans les hautes herbes." Très très TRES bonne remarque. Je me le demande.

Pour contre-argumenter sur ton article, je pourrais dire que... enfin oui quoi... mais attends prends aussi en compte cet aspect... Finalement Nintendo ne peut pas... Non, je ne trouve rien à dire, tu me la coupes nette. Tu as tout à fait raison.

Une chose tout de même. N'est-ce pas la faute à Nintendo aussi, qui continue explicitement de s'adresser aux vieux de la vieille ? Gveux dire que les transformations à l'oeuvre dans le monde de Oui-Oui, de Babar, qui ont fait puissamment partie de notre enfance, on s'y intéresse peu, on ne s'en offusque pas, ça ne nous concerne plus. On ne demande des comptes à Mario que parce que lui même nous présente ses jeux sous le nez tout le temps, en 4 par 3 ou en spots publicitaires en dehors des heures destinées aux enfants.

N.,  jeudi, 08 novembre, 2007  

Oui mais...n'est-ce pas parcequ'il est vraiment chiant que l'on critique Zelda PH, plutot que pour tuer le père ?
Il faut chercher 14h à midi devant sa porte, comme je le dis toujours.

M. jeudi, 08 novembre, 2007  

Analyse fine et pertinente.

Pour la completer je dirais qu'en effet les critiques de Zelda sont certainement des gamerz n'ayant pas realise qu'ils avaient grandi, qu'ils attendent d'autres choses d'un jeu, qu'ils ne renient pas forcement mais qu'ils sont decus de ne pas le voir se renouveller en meme temps qu'eux. Partir, c'est mourir face a Ganondorf un peu.

Apres, on peut deplorer que le public vise ne change pas, ou l'admettre et jouer aux nouveaux opus en retrouvant notre esprit d enfant de 10 ans. Si on peut pas faire ca, bah on n y joue pas hein, et on n entache pas de critiques ce qui doit rester comme un excellent souvenir de jeunesse.

De toute facon, des que zelda devient plus adultes, les memes conchieront l'opus car il trahit l esprit, qu il devient Seigneur des Anneaux-like, bref, ils ne seront jamais content.

Moralite : Mr Shigeru, inventez de nouveaux personnages...

n.,  jeudi, 08 novembre, 2007  

Vu que je n'ai fait les autres Zelda que très recemment (Ocarina cet été, Wind Waker et TP en cours, jamais fait Zelda 1,2,3...), je suis le seul à être objectif sur le sujet.

Zelda Phantom Hourglass c'est du caca. Joli, propre, qui sent bon, mais du caca quand même.

(et pour ajouter à la virtuosité de l'analyse ci-dessus, je dirais que la politique de BigN engoncé dans ses vieilles valeurs se résume un peu en un 'Nintendo, tu l'aimes ou tu le quittes')

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