13 avril 2008

Super Mario Galaxy, ou le sushi gaming

Nintendo a souvent fait figure de précurseur, dans le petit monde ridicule et vain des jeux vidéo.
Ils ont introduit la croix directionelle, la logique des périphériques dédiés (le Zapper Gun ou Rob le robot, pour les plus masochistes), la moustache, et plus récemment le casual-mini gaming, via des licences comme WarioWare.
Super Mario Galaxy fait partie de ces expérimentations de Big N, et cette fois-ci, ils lancent un concept totalement nouveau, probablement inédit :

Le Sushi-Gaming.

Afin de comprendre ce qu'est le sushi-gaming, jetons un oeil à ce nouveau Super Mario.
Si l'on l'étudie un peu vite, Mario Galaxy ne semble être qu'une version remise au goût du jour (toutes proportions gardées, hein, on est sur Wii) de Super Mario 64 : même système de hub central pour accéder aux niveaux et même système de découpage des niveaux en fonction de la mission que le joueur doit y accomplir. On dispose de la même palette de mouvements qui, associée à un layout des boutons de la manette assez peu éloigné de celui du pad de la nintendo 64, se retrouve intuitivement pour le joueur qui connaît suffisamment Mario 64.
On retrouve également le même pitch et la même Peach (oui, je sais) que dans à peu près tous les opus de la série, à savoir aller une énième fois sauver cette pétasse de princesse Toadstool des griffes de ce relou cosmique de Bowser.

Mais voilà, là où Super Mario 64 se contentait (avec brio, cependant) d'un enchâinement de niveaux à la difficulté croissante, exploitant tantôt les airs, le sol ou l'eau comme élément renouvelant le gameplay, Galaxy propose, et j'en suis témoin, presque autant de logiques de gameplay qu'il y a de niveaux.

C'est là que le concept de Sushi-Gaming apparaît.
En effet, Super Mario Galaxy est un énorme assortiment de sushis presque tous différents (en tout cas, cette affirmation me semble valable jusqu'à une quarantaine de niveaux effectués, point où j'en suis actuellement). On les enfourne en une seule bouchée mais que l'on savoure, y revenant même plusieurs fois pour certains. Tantôt le goût change, tantôt la texture change, souvent par surprise et petites touches.
On opposera volontiers ce game-design gastronomique au casual-fast food des collections de mini-games sans saveur pour digéreur précoce ou aux alimentaires-classiques qui nourrissent tout en laissant dormir les papilles sous l'action soporifique de leurs gameplays surbouillis.

On verra si je tiens jusqu'aux 120 étoiles.

9 cowabungarrr!:

JeP jeudi, 17 avril, 2008  

Ca, c'est LE jeu qui enfonce bien profond ma frustration de ne pas avoir de Wii. Et sinon dans le genre Sushi Game, mais peut-être en moins jouissif, Half-Life 2 était un peu dans ce goût là, tel niveau tu fais de la voiture, tel niveau c'est du survival horror, tel niveau de la guérilla urbaine, etc.

N.,  vendredi, 18 avril, 2008  

Il est tout de même dommage de constater au bout de quelques heures de jeu que cette fabuleuse corne d'abondance inépuisable d'idées de gameplay n'est qu'un palais des glaces centré sur lui-même exploitant ses différentes mécaniques, comme un écrivain finasse et « maniérise » son style dés lors qu'il n'a plus rien à dire...
Quid de ce qu'est réellement le plaisir du joueur (le vrai, pas le casual, qui ne jubile que par effet hype) : la lutte, la confrontation et le domptage d'un gameplay, ce combat qui grave en nous d'inoubliables émotions et souvenirs, qui provoque la sueur, les larmes et les hurlements hystériques ? Pas de ça ici, Mario survole avec nous des propositions de gameplay dans un parc d'attraction rose bonbon sur fond d'étoiles avec des yeux, mais se fait aspirer par le trou-noir de l'anti-challenge.

Ce Mario Galaxy est l'empreinte d'un géant dans un banc de sable mou. A la prochaine marée d'innovation, il n'en restera rien.

Enfin moi, j'ai pas aimé. ^^

Mochi vendredi, 18 avril, 2008  

C'est une autre façon de voir les choses, et je pense qu'elle est valable, en effet.
Mais bon, je joue finalement peu et reste facilement émerveillable, ce qui aide sans doute au fait que j'apprécie ce jeu, là où d'autres, plus blasés, ont leur plaisir gâté par la perspective d'un ennui à venir.
Je verrai bien quand l'ennui sera là.

MissYURI mercredi, 23 avril, 2008  

HE !! ça donne faim ton charabia !! lol ....j'aurai pas osée un tel rapprochement.
Mais c'est plutot bien trouvé.

Moi je les ai les 120 étoiles ^^

n.,  mercredi, 23 avril, 2008  

Hé ! Je suis pas un joueur blasé ! Je jubile douze fois par semaine devant des jeux DS tout pourris auquel je joue 7 minutes maximum, mais que j'aime l'espace d'un instant, pour leur fraicheur déglinguée, leur connerie franche, leur laideur rassurante...
Je joue même à des dungeon-rpg über retords (MegaTen Persona)juste pour le plaisir maso d'ingérer des scénarii dégénérés sous la tyrannie de gameplays anachroniques.
Juste, là, non...je n'arrive pas à apprécier ce produit lisse et formaté...dénué de toute identité à force de vouloir plaire.

à part ça, ça va chez vous ? ^^

Mochi mercredi, 23 avril, 2008  

Oh Miss Yuri! Ca faisait un bail ! Ca fait plaisir de te croiser! :)

n> Je te visais pas particulièrement, je pensais plus aux milliers de gens que j'entends pester sur mario sans y avoir touché. Je conçois que ce soit "encore un mario", mais comme je l'ai déjà dit, je m'amuse avec ce jeu, je n'ai donc aucune raison d'avoir un grief contre lui, là où d'autres jeux à budgets colossaux (comprendre "piquent le budget de 10 jeux potentiels") m'indiffèrent.
Je voulais juste donner mon opinion à deux balles, rien de plus.

n.,  jeudi, 24 avril, 2008  

Je...ça doit être dur à vivre...entendre des milliers de gens se plaindre...

Et encore, si c'était des victimes du DARFOUR, ou d'Alderande...mais non, juste des blasés de Mario...merde...j'espère que tu tiens le coup !:p

Mochi jeudi, 24 avril, 2008  

Oui, c'est dur, tu sais, plus que quiconque, à quel point ça...ça me fait du mal...
Voilà je me remets à pleurer, c'est plus fort que moi.

LEAVE MARIO ALONE !!

M. lundi, 28 avril, 2008  

Haha excellent débat, ça faisait longtemps!
Vous me pardonnerez de ne pas y participer, n'ayant pas d'opinion sur la question. Une chose est presque sûre : je n'y jouerais pas, à ce jeu, par manque total d'intérêt. Récupérer des étoiles, faire des bonds, utiliser tel bonus au bon moment, entendre la voix désormais insupportable de mario...
Je pense que si je ne joue plus trop à des jeux vidéos, c'est parce que les innovations de gameplay n'ont pas suivi à mon goût l'évolution graphique.

Vous souviendrez-vous d'avoir fini Mario Galaxy? Autant que de votre dernier sushi je suppose. Par contre, finir un gradius, ou un mégaman, voire un r-type, ça ça reste.

Je dis une connerie? Je suis un peu blasé il est vrai ^^

Une chose est sûre cependant : LEAVE ZELDA ALONE!!

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