13 avril 2008

Tenori On my mind...

Bon, ben voilà, je l'ai testé.
J'ai passé une bonne trentaine de minutes en tête-à-tête avec le Tenori On, lors de la soirée de lancement de la bête, vendredi dernier, dans une des salles d'exposition de la Société des Arts Technologiques, soirée organisée avec le concours de Yamaha Canada et Yamaha Design Tokyo, en présence de Nishibori san, lead designer chez Yamaha (le petit bonhomme qu'on voit sur la vidéo), qui a donc eu la responsabilité de concrétiser le projet, sous l'égide du non moins présent Toshio Iwai, que je ne vais pas présenter ici, tant cela a déjà été fait (suivez un peu, que diable).

Je suis arrivé 3 bons quarts d'heure avant le début des hostilités (à savoir, 4 concerts, 1 lecture d'Iwai san, suivie de3 autres performances), et bien m'en a pris car j'ai pu tester l'engin pendant une demi heure, avant que la salle ne soit désespérément envahie d'artistes à mèches et autres gens peu recommandables (salut Tendo \o/ ).

Autant le dire franchement, j'ai beaucoup apprécié ces quelques minutes de bidouillage. Malgré une interface plus absconse que la logique derrière le prix de RockBand en Europe (oui, c'est une logique très absconse), le Tenori On s'utilise de façon assez instinctive :
Au démarrage, on arrive sur le mode Score, qui est un step sequencer sur 16 pulsations. A la manière du Kaossilator, on dispose d'une pléthore d'instruments synthétiques (253 pour être précis, dont 14 kits de batterie, soit environ 3 fois la bibliothèque du kaossilator, ce qui n'est pas rien), instruments qui ont pour la plupart des sonorités assez douces, et généralement très pures, voire fades, à vrai dire.

Les colonnes représentent chacune des 16 pulsations, tandis que les lignes sont assignées au pitch des notes. Encore une fois comme le kaossilator, il est possible de choisir la gamme utilisée sur ces 16 notes parmi les 7 harmonisations (allez, on dépoussière le solfège : Ionien, Dorien, Phrygien, Lydien, Mixolydien, Aéolien, Locridien, ouf) ainsi qu'un mode chromatique.

Une fois le score terminé, on peut soit passer à l'un des 5 autres modes (Random, Draw, Bounce, Push, Solo), soit continuer en mode score, sur un autre calque. Il est possible d'en superposer 7 en mode Score, 3 en Random, et 2 en Draw.
Evidemment, je dresse là un portrait très succinct des capacités de la machine, notamment en ce qui concerne ses capacités MIDI, puisqu'il dispose d'une entrée/sortie MIDI propriétaire permettant la sychronisation entre deux Tenori On ou encore d'utiliser l'instrument en tant que Master.

J'allais quitter la borne sur laquelle je bavais depuis une demi-heure quand un grand japonais à la mine sympathique est venu me demander mes impressions. C'était Motohisa san, salesman -pour faire court- chez Yamaha Canada. Nous avons discuté pendant assez longtemps, un peu de l'appareil et de son futur incertain (on m'a parlé d'"idées", de vagues "projets" avec Iwai san, rien de bien probable si vous voulez mon avis) et beaucoup de Kyoto, de la région de laquelle "Moto" san est originaire.

J'ai eu aussi l'insigne honneur de discuter avec Nishibori san, qui, après deux diabolo fraise, ne tenait plus sur ses jambes (allez, on va mettre ça aussi sur le dos du décalage horaire puisque deux jours plus tôt avait lieu la même soirée, mais à Paris), et j'ai également eu la joie de causer avec Iwai san, "Dieu" comme on l'appelle dans le milieu (comprendre "moi tout seul"), personnage très accessible, sympathique, avec qui j'ai pu échanger un peu sur le Tenori On, mais aussi sur certaines de ses autres créations. On a aussi eu quelques minutes de rigolade puisque non seulement, il vient aussi de Kyoto, mais il connait aussi mon ancien employeur de là-bas et quelques autres personnages hauts en couleurs que j'ai croisés durant mon séjour, et visiblement, l'image que je m'en étais fait était assez proche de ce que tout le monde semble en penser...(private putage)

La discussion terminée, Iwai san allait s'en retourner devant son pc afin de préparer son set de VJing de la soirée. Je n'allais pas le laisser repartir les mains vides, aussi lui ai-je fait don d'un cd de Drops.

Oui, je suis très auto-corporate.

2 cowabungarrr!:

Game A lundi, 14 avril, 2008  

Très classos, le coup de la discussion avec Iwai !

Par contre l'engin semble vraiment ardu à maîtriser.
Une vraie réussite visuelle en tout cas, c'est vraiment joli à regarder.

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