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02 août 2009

Faire des rythmes avec des dessins

Ca faisait longtemps que je n'avais pas posté quoi que ce soit en audio, mais grâce (encore une fois) à Daito Manabe, voici un nouvel exemple de trucs rigolos à faire avec plein de technologie et de temps libre (ou de financements pour les dits-trucs rigolos).


Rendons cependant à César ce qui lui appartient, Manabe-san ne s'est ici chargé que du sound design et des algorithmes de génération de sons, le concept initial venant d'un certain Alvaro Cassinelli, un chercheur Uruguayen établi à Tokyo, qui a notamment raflé des prix comme le Grand Prix du 9ème festival Japan Media Art et une "honorary mention" au festival Ars Electronica 2006.

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04 juillet 2009

Au dernier endroit imaginable...


Aujourd'hui, en faisant les boutiques avec ma tendre moitié (moi je suis la moitié grincheuse), nous nous sommes égarés un instant dans le grand magasin pour vieilles bourgeoises dont vous voyez la photo en ce moment-même.
Mais quelle ne fût pas ma surprise d'entendre l'echo, se répercutant entre les rayonnages de vestes Damard et autres Vuittoneries pour désoeuvrées favorisées, d'une mélopée qui ne m'était pas inconnue, pour ne pas dire foutrement familière.


Eh oui, The Girl From Ipanema, interprétée par Pizzicato Five.
Je m'attendais moins à entendre ça dans un endroit pareil qu'à un cover de Black Sabbath par Julio Iglesias.
J'en suis encore pantois.

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23 juin 2009

C'est l'été.

Puisque je vous le dis !

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08 juin 2009

YMCK a sorti un nouvel album...


...Family Cooking, qu'il s'appelle.
Oui, je suis en train de l'écouter.
Oui, ma mastercard toute neuve va servir.
Oui, YMCK, c'est mes Beatles à moi.
Non, vous n'avez pas le droit de me juger.

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23 mai 2009

8Bitone



Résister...Gniii...

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25 janvier 2009

Ayoille, s'tu ben l'Japon, icitte?

Final Fantasy Dissidia est sorti au Japon en décembre dernier. Il s'agît d'un jeu de combat mettant en scène les principaux protagonistes de tous les épisodes de la série, dans un cross-over que les créateurs du jeu n'ont pas hésité à scénariser.

Ils n'en étaient pas à ça près.



La preuve en images.

Eh oui, le thème principal du jeu ainsi que quelques autres chansons, visiblement, sont signés par le groupe Your Favorite Enemies, groupe québécois.

Ca vaut son pesant de poutine, non?

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21 décembre 2008

C'est un peu court, jeune homme...

La musique chiptune s'enorgueillit peu à peu de lettres de noblesse qu'on ne lui connaissait pas, portées par des artisans du son scrupuleux.


Enfin je dis "des", mais j'en ai notamment un en tête dont j'ai déjà parlé ici, à savoir Saitone.

Oui, je sais que je ne me renouvelle pas des masses dans mes références, mais c'est pas ma faute à moi (ah, vous voyez que je me renouvelle?), je reparle de Saitone pour deux raisons, d'abord c'est un des plus intéressants artistes chiptune à l'heure actuelle, et deuxièmement, il vient tout juste de sortir son premier album.

Bon, vous ètes calmés, là?

Comme je le disais, c'est un des compositeurs chiptune les plus scrupuleux et intéressants à écouter. Ses morceaux sont d'une richesse qui peine à trouver son égal dans le domaine, rarement deux mesures se ressemblent dans son travail. Il découpe des sons microscopiques pour mettre en place des mélodies rythmées, syncopées et suffisamment énergiques pour faire remuer mon crâne - qui ne perd pas tant ses cheveux que ça, soit dit en passant.
Il est aussi capable de compositions plus calmes, laissant suffisamment de champ aux sons pour que ceux-ci s'aventurent dans des envolées audacieuses, jouant avec tous les timbres qu'une GameBoy peut fournir.
Car Saitone maîtrise aussi son instrument de prédilection, jouant avec les contraintes et limitations techniques de la machine de Nintendo, au point de brouiller suffisamment les pistes pour qu'on oublie un instant la moustache de Mario dont les poils chatouillent habituellement la quasi-totalité de la production de ce genre musical.

Et c'est là que je veux en venir. La musique "chiptune" me semble porter la même malédiction qui frappe le pixelart. Ce sont deux genre artistiques qui peinent à sortir de leur cadre originel, s'auto-référençant à tout-va comme pour justifier leur existence.
Et quand ils tentent de s'extraire de cette soupe originelle, c'est souvent et malheureusement avec une maladresse dans le zèle qui les envoie si loin de leur identité qu'on ne sait plus vraiment où se trouve le pixelart ou la chiptune dans ces productions.

Saitone réussit ce jeu d'équilibriste avec un certain brio, poussant les limites du genre en douceur, comme pour laisser entendre que ce n'est pas encore le bout du chemin, que l'on peut encore aller plus loin sans écorcher la patine blip-blip de ce style musical fragile d'être si culturellement identifié.

Son premier album, Overlapping Spiral, est une sorte de proof of concept de sa vision de la composition pour GameBoy, où il s'affranchit de la maniaquerie bigote qui prône l'usage pur de l'onde carrée en jouant avec deux consoles et une console de mixage et d'effets.
Il ne tente pas non plus de rallier tout le monde à sa chapelle, cet album est dense, intense, voire difficile à écouter si l'auditeur ne peut se permettre de lui accorder toute son attention.





D'un autre coté, il n'est sorti qu'au Japon, alors vous ne risquez pas de vous écorcher les oreilles dessus tout de suite, hein? (èué) hin hin hin... (moi je l'ai-euh, moi je l'ai-euh)

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18 septembre 2008

Tenori-Off

Bon, le Tenori-On, c'est vrai, c'est beau et tout, mais c'est cher. En plus, ils sont en rupture de stock au Japon.
Heureusement, les japonais, qui ne baissent jamais les bras face à l'adversité, ont la parade.
Le Tenori-Off.

Instructions de montage ci-jointes.

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16 septembre 2008

Le tube de l'hiver

Bon, peut être pas tout à fait le tube, mais ça a le mérite d'être intéressant. Le clip gagnerait à être plus torturé, même si la performance de la danseuse est tout à fait en phase avec la musique (Yasumoto Masako, comme dans le clip Kyoteizync de Far East Rec, pour info).
En tout cas, voici la bête :



Il s'agît donc de Senaka, par Asa Chang & Junray, groupe japonais formé des deux éléments eponymes, le premier étant l'ancien leadman du Tokyo Ska Paradise Orchestra et le second un machine à torturer les sons manoeuvrée par le guitariste/électronicien Hidehiko Urayama. Ils sont aidés dans leur egrennage de petits bouts de musique par le joueur de tabla U-Zhaan.
Je découvre en même temps que vous, et visiblement un label anglais a sorti en 2002 le double album Jun Ray Song Chang, regroupant les deux premiers albums du groupe, sortis au Japon seulement. Autrement dit, il doit y avoir moyen de trouver ça sous nos latitudes.

L'enquête suit son cours...

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15 septembre 2008

Don't try this at home

Désolé pour ceux d'entre vous qui ont les oreilles sensibles/marre que je radote mes japoniaiseries, mais j'écoute ce clip de Tokyo Jihen en boucle depuis 3 jours, vous méritez bien d'en profiter un peu (warning, panty shots ahead, nsfw!) !



6 posts audio d'une traite, je dois couver quelque chose...

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14 septembre 2008

Rappel

On ne pouvait pas se quitter comme ça, je l'ai bien compris, et je reviens sous vos ovations qui me font rougir de honte d'être tant adulé par vous, cher public, avec un dernier morceau que nous vous interprétons ce soir, Tenori-On et moi.
Il s'agît du premier tiers du premier mouvement des Gymnopédies, de Wolfgang Amadeus Satie.



Pourquoi le premier tiers, me direz-vous?
Eh bien tout simplement parce que cet ersatz de ukulele de Tenori-On possède précisément la même limitation que Nanoloop, sur Gameboy, à savoir qu'on ne peut stocker que 16 blocs. Soit, à peu près l'espace nécessaire pour caser le premier tiers du premier mouvement des Gymnopédie de Jean Sebastien Satie.

Et puis vous pourrez aussi me dire que c'est minimaliste, en l'état, mais il est intéressant de noter que ça m'aura pris 10 minutes pour faire ce machin, composer avec le Tenori On peut être un processus foutrement rapide.
Ah et c'est joué live, aussi.

Enjoy !

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12 septembre 2008

In bed with Tenori On

Bon, ça ne va pas étonner grand monde, au vu des deux indices en béton que j'ai laissés, je viens de passer quelques jours en compagnie du Tenori-On (mais si, rappelez-vous) et ce fut, ma foi, une expérience plus qu'agréable, et dont je regrette déjà qu'elle soit terminée (ben oui, l'ennui quand on emprunte quelque chose, c'est qu'il faut le rendre à un moment donné).

Je m'étais déjà un peu familiarisé avec la bête il y a quelques temps, lors de la soirée de lancement qui s'était déroulée à Montréal, et de prime abord, cet instrument m'avait semblé extrêmement rafraichissant, quoique plutôt limité pour un appareil vendu tout de même plus de 800€.
Après une utilisation plus poussée, je revois un peu mon opinion.

D'abord, l'interface.

Si d'emblée l'engin est intimidant tant il a l'air obscur et abscons, il ne m'aura fallu qu'une quinzaine de minutes pour en saisir le fonctionnement. Il a plusieurs modes de fonctionnement :

Score, qui est un séquenceur et le mode principal et par défaut,
Random, qui laisse poser des points sur la matrice qui seront lus dans l'ordre où ils ont été posés par une tête de lecture parcourant la distance d'un point au suivant à vitesse constante,
Draw, qui mémorise les boutons préssés le temps d'une mesure et reproduit ce motif en permanence,
Bounce, où l'on pose des points sur l'écran qui vont tomber et rebondir sur le coté inférieur de l'écran, la distance les séparants de ce coté définissant la fréquence à laquelle les notes sont jouées,
Push, où l'on presse des points qui deviendront des zones de bruits plus ou moins puissantes et entretenues après pression dépendant du temps pendant lequel on les presse,
et enfin Solo, qui permet de jouer avec tout la gamme en sons continus, ou double croches, croches, noires, etc, automatiquement.
Les boutons L et R, sur les cotés de l'écran permettent d'accéder aux réglages annexes : changement de mode, changement de durée de la boucle, transposition, mixer général, changement de bloc, etc.
On dispose également d'un petit écran LCD monochrome à trois lignes sur lequel s'affichent les options précédemment citées ainsi que quelques autres, notamment la gestion de fichiers, dans lesquelles on navigue via la molette, en bas à gauche de l'ensemble.
Bref, rien de vraiment compliqué, le plus dur restant, en live, de réussir à jongler d'un mode à l'autre sans se louper (mon préféré : retransposer la boucle dans sa tonalité de départ tout en changeant de bloc au même moment), mais du coup la performance n'en est que plus satisfaisante, à l'heure de la musique préréglée à la souris.
Parlons de performance justement. On vient de le voir, le Tenori On est à la base un séquenceur, donc une machine faisant tourner des boucles de 1 à 16 pulsations. Parallèlement, l'instrument utilise un système de "layers". Un "layer" est caractérisé par son mode de fonctionnement (Score ou autre), son instrument, son octave et son nombre de pulsations. Ce dernier paramètre est intéressant pour créer des morceaux destructurés (en superposant un layer en 3/4 sur un 7/8, par exemple).
Viennent ensuite les blocs. On peut y accumuler jusqu'à 16 layers, comme suit : 7 Score, 6 Random, 1 Bounce, 1 Push, 1 Solo, le tout joué en même temps. A noter que si d'un bloc à l'autre on peut avoir des layers totalement différents, les instruments restent constamment les mêmes (donc si je change l'instrument du layer 02 sur le bloc 03 pour "piano", tous les layers 02 des autres blocs auront également l'instrument "piano" de selectionné), ainsi que le tempo et la tonalité générale.
Les sons synthétiques de la machine rappellent beaucoup ceux d'Electroplankton, très doux, presque désuets, très MIDI pour certains, mais on peut leur ajouter des samples, en les chargeant dans la carte SD que l'on peut ficher dans le haut de l'appareil. Le Tenori-On est aussi capable de se changer en contrôleur MIDI, mais je n'ai pas pu tester cette fonction, faute de cable adéquat.

Enfin, l'instrument est tout à fait portable, quoi que le layout des boutons imposent parfois des tenues périlleuses, quand on ne dispose pas d'une table sur laquelle le poser. Les deux petits haut-parleurs présents en haut de l'engin sont une bonne initiative mais relève plus de la politesse de la part de Yamaha que d'un véritable moyen de profiter de son Tenori-On en "stand alone".

Bref, j'ai passé un excellent moment à jouer avec cette chose, j'ai réalisé le potentiel qu'il avait, mais je maintiens que je ne serais pas capable de dépenser une telle somme dans un appareil qui affiche tout de même une certaine rigidité, malgré un design aussi réussi. Il reste un instrument conditionnant de façon intéressante la composition et la patte sonore des morceaux que l'on en extrait. C'est aussi un défaut puisque les sons sont si caractéristiques que tous les morceaux faits avec les sons de base du Tenori-On tendent à se ressembler.

Time to say goodbye, Tenori-On. Ce fût un plaisir.

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Songe d'une nuit d'été - part 2



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10 septembre 2008

Songe d'une nuit d'été

Mon rêve de la nuit dernière...

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27 août 2008

Le tube de l'été...C'était moins une !

Hoyo, chers amis !
Au cours d'une de mes pauses de 47 secondes auxquelles mon travail m'autorise deux fois par mois quand j'ai bien atteint mes objectifs de sourires sur visages de clients, j'ai déniché le tube de l'été, cet air entraînant qui vous fera bouger la tête d'avant en arrière devant vos écrans d'ordinateur, cliquant sur vos cellules de dossier Excel en rythme avec le beat, et taper des pieds sous votre bureau, j'ai nommé, "Yasouya san" de Far East Recordings, dont j'avais déjà parlé lors de la sortie de leur autre morceau "Kokiriko Bushi".
Le mélange de chants traditionels japonais et de gameboy destructurée fonctionne ici au mieux et j'ai beau l'écouter en boucle depuis une heure, je ne m'en lasse pas.



Yeah, tout le monde debout sur les tables ! Ils vont voir comme ça balance, dans les assurances !

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21 juin 2008

Faites de la musique !

Bon, il est tard, je voulais faire un gros post, mais j'ai pas le courage.
Mais bon, chose promise chose due (proverbe auquel il serait de bon ton d'ajouter "une fois n'est pas coutume" (-_-') ), voici ma modeste contribution à cette journée de la fête de la musique, qui, bizarrement, me semble vraiment manquer à ce pays dans lequel je me tiens actuellement.

Le morceau s'appelle Alpha, je vous le livre un peu "brut", il lui manque une introduction un peu moins abrupte, j'y travaillerai un de ces 4. Pour les curieux, c'est tout fait sur émulateur gameboy, avec la dernière version de LSDJ. Le fade out de la fin est post-produit sur Cubase (oui, un tank pour buter une puce, je sais).



Enjoy !

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18 juin 2008

YMCK, 3eme

Ca faisait longtemps que je n'avais pas parlé d'un album, attendant une occasion valable de le faire (oui, je ne sais pas pourquoi, mais la dernière tournée mondiale de Céline Dion ne m'inspirait pas), mais j'ai aussi bien trainé puisque je vais vous parler du dernier disque de YMCK, que j'écoute depuis facilement 3 mois.
Family Genesis est le troisième album du trio japonais dont je vante les mérites et les vertus thérapeutiques depuis maintenant 23 mois.

En trois cédés, YMCK a pris le temps de peaufiner son style, ses outils, travailler ses compositions. Family Genesis apparaît comme l'aboutissement des deux premiers albums, le plus complet, le plus riche, et le plus maîtrisé.

On retrouve le même "jazz 8 bit" qui fait la signature de ce groupe, la même propension aux chorus nerveux (parfois à la limite du "trop"), et le même feeling "hardcore happy".

S'il est plus mature, cet album est du coup moins emprunt de la nostalgie vidéoludique qui nimbait ses prédécesseurs. Il apparaît donc davantage comme une ouverture appréciée du genre vers des horizons enfin moins autophages que ce que propose la majorité de la scène chiptune.

Ya bon !

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05 juin 2008

Les chiffres sont alarmants, la fonte des cerveaux est une menace réelle...

... et cette chaîne Youtube y est pour quelque chose.

Il s'agît de la chaîne d'où sort la vidéo de YMCK postée en dessous, et c'est une collection de reprises de Claude François.

En japonais.

Je vous laisse, mon psy m'attend.


ps : je sais pas vous, mais je trouve les francophiles japonais presque plus filppants que les otaques français. Mais je vous accorde que la nuance est subtile.


Update : J'ai trouvé l'arme de destruction massive que l'homme a toujours redouté.

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03 juin 2008

Chotto matte koudasaaaï !

Ok, j'avais promis à A de poster mes morceaux sur Gameboy mais ma carte son n'enregistre qu'en mono, donc j'ai un peu de boulot pour les remettre d'aplomb.
Pour faire patienter ceux d'entre vous qui ne sont pas encore parti chez la concurrence à cause du peu d'activité de Cogopono ces derniers temps, cadeau bonux par des gens qui savent faire de la chiptune:



De rien.

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19 mai 2008

Soirée Gameboy 2.0, ou comment salir tout un genre musical en 35 minutes

Je me suis rendu, avec ma tendre et douce, dont, décidément, le sens du sacrifice est bouleversant, à une soirée intitulée "Gameboy 2.0", samedi dernier.
La soirée était annoncée dans un des quotidiens gratuits de Montréal que quelques amis bienveillants m'ont fait passer, via un article laissant supposer que l'évènement était d'importance, car c'était là la soirée de lancement d'un collectif chiptune local dont je tairai le nom, car je suppose qu'il n'existe déjà plus, digéré qu'il doit être par sa médiocrité.
Je passerai outre les attaques ad hominem, même si le look Marilyn Manson/Groucho Marx de certains méritait moult jets de troncs d'arbre à travers la gueule, pour aller à l'essentiel.

Déjà, cette joyeuse bande de jeunes (âge moyen estimé ~ 19 ans) a eu la mauvaise idée d'intituler "Gameboy 2.0" une soirée constituée pour un quart de bidouillages électroniques foirasses avec des logiciels respectables.
Ceci dit, de la Gameboy, il y en avait.
Le bal s'ouvrait sur un artiste affublé d'un T-shirt Nintendo, qui a enchainé des morceaux moins funky que le générique de Derrick, avec un amateurisme de kermesse d'école.

Je pourrais vider mon fiel pendant quelques paragraphes encore, mais j'ai déjà ce qu'il me faut pour livrer le coup de grâce de ce coup de gueule :

La musique chiptune creuse sa tombe toute seule.

La musique électronique me semble être le seul genre dans lequel l'outil est la seule justification de la musique.
Ca m'a sauté aux yeux après quelques mois de bidouillages sur gameboy et quelques années d'ecorchage d'oreilles sur ces sons étranges. La musique électronique en général, et la scène chiptune en particulier, me semble avoir du mal à se sortir de son propre carcan technologique. Le style de musique que l'on fait avec des gameboys a l'air d'être coincé dans la bulle culturelle qui entoure cette machine. J'ai croisé si peu de gens faisant autre chose que des reliquats de musiques de jeux avec cette console, si peu de gens ne se limitant pas juste à de la reprise de thèmes de jeux vidéo ou de titres célèbres, ou - pire - faire absolument n'importe quoi avec les outils disponibles pour cette plateforme, visiblement peu regardant à la qualité musicale de leur production, vu que cé dla gameboi cé koul, pa dpriz de têt lol.


Ce concert m'a rappelé avec un pincement mélancolique les retrouvailles d'il y a quelques années entre le Theremin et le grand public. Cet instrument de musique electronique oublié pendant preès d'un siècle est devenu, par la grâce de montreurs de monstres peu scrupuleux une sorte de phénomène de foire que l'on peut battre et humilier à volonté puisque sa seule présence et ses gémissements suffisent à attirer les foules.
De combien de tortionnaires psychotiques comme Jon Spencer le Theremin a-t-il dû subir les coups avant de croiser un Masami Takeuchi?



Non mais écoutez moi ce connard!
"Je n'ai jamais pris de cours de piano, pourtant j'arrive à faire de la musique avec le theremin." Mais putain de dégénéré, non, tu fais juste de la merde !!



De la même façon, de combien de pétomanes sous-doués la Gameboy devra-t-elle subir les outrages pour mériter un Saitone ou un Virt de temps en temps?

C'était une soirée pourrie, mais je pense que vous l'aviez compris.

ps : je tiens à préciser que ce n'est pas parce que c'est abstrait que ce n'est pas de la musique, hein, je dis pas ça. Je mets juste une nuance énorme entre des gens qui savent faire de la musique électroacoustique (Plaid, Kraftwerk, Ripf Off Artist, Autechre, etc) et des abrutis qui font n'importe quoi avec un instrument quel qu'il soit et qui s'auto-proclament artistes électro.

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