21 décembre 2008

C'est un peu court, jeune homme...

La musique chiptune s'enorgueillit peu à peu de lettres de noblesse qu'on ne lui connaissait pas, portées par des artisans du son scrupuleux.


Enfin je dis "des", mais j'en ai notamment un en tête dont j'ai déjà parlé ici, à savoir Saitone.

Oui, je sais que je ne me renouvelle pas des masses dans mes références, mais c'est pas ma faute à moi (ah, vous voyez que je me renouvelle?), je reparle de Saitone pour deux raisons, d'abord c'est un des plus intéressants artistes chiptune à l'heure actuelle, et deuxièmement, il vient tout juste de sortir son premier album.

Bon, vous ètes calmés, là?

Comme je le disais, c'est un des compositeurs chiptune les plus scrupuleux et intéressants à écouter. Ses morceaux sont d'une richesse qui peine à trouver son égal dans le domaine, rarement deux mesures se ressemblent dans son travail. Il découpe des sons microscopiques pour mettre en place des mélodies rythmées, syncopées et suffisamment énergiques pour faire remuer mon crâne - qui ne perd pas tant ses cheveux que ça, soit dit en passant.
Il est aussi capable de compositions plus calmes, laissant suffisamment de champ aux sons pour que ceux-ci s'aventurent dans des envolées audacieuses, jouant avec tous les timbres qu'une GameBoy peut fournir.
Car Saitone maîtrise aussi son instrument de prédilection, jouant avec les contraintes et limitations techniques de la machine de Nintendo, au point de brouiller suffisamment les pistes pour qu'on oublie un instant la moustache de Mario dont les poils chatouillent habituellement la quasi-totalité de la production de ce genre musical.

Et c'est là que je veux en venir. La musique "chiptune" me semble porter la même malédiction qui frappe le pixelart. Ce sont deux genre artistiques qui peinent à sortir de leur cadre originel, s'auto-référençant à tout-va comme pour justifier leur existence.
Et quand ils tentent de s'extraire de cette soupe originelle, c'est souvent et malheureusement avec une maladresse dans le zèle qui les envoie si loin de leur identité qu'on ne sait plus vraiment où se trouve le pixelart ou la chiptune dans ces productions.

Saitone réussit ce jeu d'équilibriste avec un certain brio, poussant les limites du genre en douceur, comme pour laisser entendre que ce n'est pas encore le bout du chemin, que l'on peut encore aller plus loin sans écorcher la patine blip-blip de ce style musical fragile d'être si culturellement identifié.

Son premier album, Overlapping Spiral, est une sorte de proof of concept de sa vision de la composition pour GameBoy, où il s'affranchit de la maniaquerie bigote qui prône l'usage pur de l'onde carrée en jouant avec deux consoles et une console de mixage et d'effets.
Il ne tente pas non plus de rallier tout le monde à sa chapelle, cet album est dense, intense, voire difficile à écouter si l'auditeur ne peut se permettre de lui accorder toute son attention.





D'un autre coté, il n'est sorti qu'au Japon, alors vous ne risquez pas de vous écorcher les oreilles dessus tout de suite, hein? (èué) hin hin hin... (moi je l'ai-euh, moi je l'ai-euh)

2 cowabungarrr!:

Nikobo mardi, 23 décembre, 2008  

Gniiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii

bliblibliblblblblblblblip

Bonum chiptune lætificat cor hominis.

Rah lovely, amen.

Game A vendredi, 26 décembre, 2008  

J'aime assez énormément.

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