A-Penguin-A-Day - 24 - Okay !

Hoplé, un pingouin local, parce que bon, j'ai quand même la chance d'être là où je suis, alors un petit hommage vite fait à ce sport auquel je m'intéresserai peut être un jour.

Hoplé, un pingouin local, parce que bon, j'ai quand même la chance d'être là où je suis, alors un petit hommage vite fait à ce sport auquel je m'intéresserai peut être un jour.
Je reconnais que comme introduction, j'ai déjà fait moins corrosif.
Mais là, c'en est trop.
L'été à Montréal a ceci d'agréable: à défaut d'un temps plaisant, on peut au moins se divertir grâce à la pléthore de festivités et autres animations artistiques qui y prennent place, comme notamment le festival de Jazz, et le festival du cinéma asiatique et fantastique, Fantasia.
C'est juste dommage que le public soit en grande partie constitué de bouseux malappris braillards et indolents.
Alors, mes amis québécois, je vous demande pardon, ça n'a rien de personnel, mais le Québec m'a gratifié, systématiquement, à chaque spectacle/film/concert auquel j'ai pu assister depuis plus d'un an et demi, du pire public que j'aie jamais croisé de toute ma vie.
Deux exemples récents pour illustrer mon propos.
Mardi dernier, j'ai eu la chance (merci Ian) d'aller au concert de Hiromi Uehara, pianiste de jazz fusion virtuose, accompagnée par ses trois comparses. Le concert en lui-même était exemplaire : énergique, créatif, stimulant, nerveux mais aussi parfois calme.
J'aurais apprécié pouvoir me passer de crétins profonds qui jugeaient bon de beugler (dans une salle de 200 personnes) "YEAHH THAT'S RIGHT" à chaque moment calme, voire intime, des morceaux, ou les tâcherons qui entrent, sortent, discutent à n'importe quel moment. Partir 25 minutes avant la fin d'un spectacle, en parlant à voix haute comme si le spectacle était fini, je n'avais JAMAIS vu ça (sauf au concert de Patrick Watson il y a un an, ici aussi).
Deuxième exemple, il y a cinq heures (le film était très long), j'étais dans une salle de cinéma pour la première de Love Exposure. J'ai eu droit à la totale.
Sonneries de portable, odeur de poulet frit ("Hey, le film commence, quel moment idéal pour ouvrir une barquette de poulet du général Tao, pas vrai chérie?"), la salle qui rit dans des moments pas drôles juste par effet de masse (genre un gros débile rigole, ses 140 copains gros débiles rigolent de concert des fois qu'il y ait eu un truc drôle qu'ils n'ont pas vu), gens qui applaudissent...
Applaudir dans un cinéma. Ca j'adore. C'est un classique, ici, en plus.
Un mot pour les sous-irrigués cérébraux : Les acteurs du film ne vous entendent pas applaudir l'écran, pas plus que moi je n'entends les dialogues pendant que vous êtes tous en train de vous pétrir les paumes. Quitte à faire du bruit, mettez-vous des claques au moins, que j'aie l'impression que le Seigneur vous punit quand même un petit peu pour être aussi mal élevés.
J'ai eu aussi droit à mon voisin, au bout de trois heures de film (sur quatre, j'ai dit que c'était long) qui se lève, me bouscule et part...pour revenir 5 minutes plus tard avec un putain de pop corn qu'il a machouillé pendant une demi heure.
J'essaie péniblement de contenir le flot d'animosité qui m'envahit présentement dans une tentative de vous épargner une collection superflue de jurons colorés, mais je suis sérieusement en colère contre le public québécois, qui fait peu de cas des oeuvres, des artistes, et du public qu'ils côtoient dans ces spectacles.
On se comporte mieux au CGR d'Angoulême.
Québécois, vous êtes un public de merde.
Ça y est, c'est fait, je suis officiellement résident permanent du Canada, depuis mercredi dernier, après environ 9 mois d'attente (dont deux que j'aurais pu éviter si j'avais été plus réactif).
Retour - un brin pédagogique - sur ce bazar administratif qui s'est finalement passé comme sur des roulettes.
Ça fait du bien de se sentir enfin chez soi.
Mercredi dernier je suis allé faire une petite promenade matinale à la frontière américaine, afin de sortir du territoire Canadien dans le but...d'y re-rentrer aussitôt, pour faire valider mon nouveau visa. Les autorités ont même un terme pour désigner ce tour de passe-passe administratif, le "tour du poteau", ou "flagpole" dans la langue du premier président noir américain.
J'ai attendu ce jour pendant pas loin de 9 mois, comme je le disais en introduction. C'est qu'immigrer au Canada, et notamment au Québec, ça ne se fait pas tout seul, même si c'est probablement un des pays où il est le plus facile d'immigrer.
En avril dernier, j'ai démarré mes démarches pour obtenir ce statut, en commençant par le Certificat de Sélection du Québec. Eh oui, on en rigole, mais être accepté par les québécois, c'est un putain de privilège. Ce fier peuple d'hommes robustes et de femmes castratrices (c'est eux qui le disent, hein)ne laisse pas le premier venu piétiner leurs sapins. La sélection opérée est sans pitié. Ils examinent les fiches de paie, contrats de stage, et bulletins scolaire à partir de la 6ème. Une moyenne inférieure à 11/20 en lancer de poids en 2nde? Paf, dehors. Un zéro à un contrôle de flûte à bec en sixième? Bam, éliminé. On plaisante pas avec ça, ici.
Mais grâce à ma scolarité sans accroc - hem -, j'ai pu passer au travers de cette première sélection haut les doigts dans le nez. Mais ce n'était que le premier round, et le boss de fin de niveau était autrement plus coriace. Le Canada lui-même.
En fait, non, ce n'était pas si terrible, j'ai dû passer une visite médicale, puis envoyer un dossier de candidature à Buffalo - (o_O) - et attendre, et tout début janvier, j'ai reçu une lettre me demandant d'envoyer mon passeport à Detroit -oui oui, tout est normal- pour que celui-ci soit avisé de mon nouveau statut de résident. Une semaine plus tard je recevais mon passeport et filais le lendemain matin à la frontière pour clore cette histoire.
Au final, cette démarche était d'une simplicité biblique, les défis les plus corsés étant de réunir les documents (sincèrement, les bulletins depuis la 6ème...), et payer l'ensemble des démarches (certificat de sélection du Québec, Canada, Résidence elle-même, visite médicale, en gros, 2000$ canadiens). Là où j'ai eu une chance incroyable, c'est que j'ai réussi à clore tout ça dans le temps de mon visa temporaire actuel qui se termine dans une semaine et demi.
Bref, me voici devenu un vrai petit demi-canadien. Rendez-vous dans 3 ans pour la citoyenneté ! ^^
Final Fantasy Dissidia est sorti au Japon en décembre dernier. Il s'agît d'un jeu de combat mettant en scène les principaux protagonistes de tous les épisodes de la série, dans un cross-over que les créateurs du jeu n'ont pas hésité à scénariser.
Ils n'en étaient pas à ça près.
La preuve en images.
Eh oui, le thème principal du jeu ainsi que quelques autres chansons, visiblement, sont signés par le groupe Your Favorite Enemies, groupe québécois.
Ca vaut son pesant de poutine, non?
A la demande de l'une de mes innombrables soeurs, voici un gribouillage de plus, l'occasion pour moi de dépoussiérer une fois encore ce blog qui n'en finit pas de se prendre les pieds dans ses lacets.
Le climat à Montréal est une source de surprises.
Après nous avoir gratifiés d'une météo exemplaire début octobre après un été mitigé, la journée d'hier a été pluvieuse. Rentré passablement humide d'une escapade en plein air, je séchais en regardant, quasi-victorieux, la pluie lasse cesser lentement de s'échiner à rincer le jardin, de l'autre coté des fenêtres.
3h plus tard, une couche de 3 cm de neige recouvrait le jardin et le reste de la ville.
Bonjour à tous !
Ca faisait un petit moment que je n'étais pas venu vociférer ici, mais je vais essayer de me prendre en main et de remettre ce vieux rafiot en état de naviguer sur les flots du quotidien.
Pour amorcer ce retour à la vie, je tiens à faire une annonce d'importance.
Dieu nous a envoyé un message, à mon amoureuse et moi.
Nous étions samedi dernier à Ottawa, a.k.a. la capitale, afin d'explorer un peu ce nouveau pays qui s'est offert à nous il y a maintenant plus de 4 mois.
Autant le dire tout de suite, la ville dispose d'assez peu d'intérêt touristique dans la mesure où elle est assez neuve. Le Parlement en revanche est un très beau bâtiment d'inspiration néo gothique, pour l'extérieur, et plus moderne à l'intérieur.
Mais c'est dans cette ville que Dieu nous a parlé.
First Impact
Nous nous dirigions vers une petite place d'où la vue sur le parlement était assez photogénique pour justifier qu'on s'y déplace. Mon amoureuse exprima alors l'envie de boire un soda d'une marque célèbre dont je tairai le nom pour ne pas faire de peine à Pepsi. Son désir exprimé, nous tournâmes la tête pour y voir une bouteille du dit soda, royalement posée sur le muret que nous longions.
Il est clair que le souhait de ma moitié a été entendu et réalisé par la volonté divine, personne n'oserait le contredire (n'essayez même pas).
La rélévation
Nous continuons donc à avancer, en évoquant notre voeu commun de retourner d'ici quelques années, peut être, au pays qui nous avait temporairement adoptés quelques mois plutôt. Et là, Dieu nous a parlé.
Il a posé, juste à l'endroit où nous allions nous asseoir, un petit livret appelé "Yôkoso Japan". Il s'agît d'un dépliant touristique sur le Japon. La coïncidence aurait été moins vertigineuse si ce genre de dépliant ne s'obtenait pas que sur le territoire japonais.
Nous étions donc nez à nez avec un dépliant tout droit venu du Japon, alors même que nous parlions d'y retourner.
Notre décision est prise, nous y reparons sitôt nos expériences professionelles respectives suffisantes pour pouvoir espérer trouver un job là bas.
Bon, ok, on avait déjà pas mal décidé de ça avant, mais bon c'était quand même euhnbeuliveubôle, non?

Juste une petite info pour les plus parisiens d'entre vous que ça intéresserait, Toshio Iwai et Yamaha Designs lancent le Word Launch Tour de leur bébé, le Tenori-On. Au programme, j'en sais rien, mais possiblement une grand lounge avec des Tenori-On un peu partout, et des artistes divers venus agrémenter le discours du maître des résultats de leurs expérimentations sur la bête, après un peu plus de 7 mois d'utilisation.
Rendez-vous le 9 avril à la Maison de laVillette, aux alentours de 21h. Entrée libre.
Pour ma part, je devrai attendre le 11 avril, où le Tour fera étape à Montréal, au SAT, sur Saint-Laurent, lancement de la soirée prévu pour 19h.
Je sais qu'on est au premier jour du printemps.
Je suis au courant.
Mais bon, Google a décidé de me le rappeler en utilisant un de leurs inévitables logos.
Alors OK, techniquement c'est le printemps et tout, avec les petits oiseaux, les petites fleurs toutes mignonnes qui s'ouvrent en baillant, et qui font "nii-paa" avec un grand sourire quand tu les regardes.
Mais ici, on a encore de la neige, un temps dégueulasse et une température à un chiffre.
Alors hein, calmos, Google.
Krrshhhxzzz...Flash info, ici Montréal !
Pendant que la France sort ses terrasses et rentre ses pulls et ses bottes, pendant que ses vendeurs de jupes à mi-cuisse retrouvent leur joie de vivre, pendant que ses fonctionnaires émergent de leur hibernation pour aller dormir dans leurs bureaux, le poil chauffé par les rayons d'un soleil printanier, ici, on essaie de trouver des endroits où benner les trois mètres de neige qui nous sont tombés sur la gueule depuis le début de l'hiver, jusqu'à ce matin.

C'était Mochi, correspondant à Montréal pour Cogopono, à vous les studios ! *snurfl*
Bon, ça date un peu, mais je l'avais oublié. C'est pas faute, ce post a fait rien qu'à rester paumé tout seul au milieu des autres, et puis ben j'ai oublié de le finir.
De toutes façons, vous vous en foutez, ça parle du Québec.
Qui se soucie du Québec, à part, peut être, les québecois? Hein?
Figurez-vous (asseyez-vous, c'est un scoop) que les gens au québec, entre deux sapinocides manifestes jouent à des jeux vidéo. Arrêtez de rire, ça devient gênant.
Bref, ils jouent à des jeux vidéo. Bon, pas des vrais jeux de gamers comme ceux auxquels on joue vous et moi, non, il jouent aux jeux Nintendo. Arrêtez de rire, je vous dis, vous allez finir par les vexer.
Bon, donc, il jouent à la Wii et à la Nintendo DS.
Le truc, c'est qu'ils s'esquintent la santé à essayer de faire croire au reste du monde qu'ils sont un pays francophone. (Ouais, j'avoue que moi aussi, je me suis marré, là) Et donc, afin d'être traités comme il se doit, ils ont sommé les éditeurs de leur fournir leurs jeux en français.
Alors les éditeurs, habitués qu'ils sont désormais à faire ce qu'on leur dit, commencent à livrer les versions française de leurs jeux aux revendeurs de ce petit morceau de l'Amérique.
Mais parmi ces gens bien intentionnés, il y a des zélés, comme Nintendo, qui, soucieux de satisfaire un public cible, va jusqu'à singer le parler local, au mépris des intentions gouvernementales.
Oui, Nintendo ne livre pas ses jeux en français, mais en joual, le "patois" ou "accent" québecois, si savoureux à nos oreilles métropolitaines, et qui, selon le gouvernement, n'est pourtant qu'un rempart à la francophonie puisqu'il favorise l'emploi d'anglicismes et autres étrangetés vocabulariales, en plus de faire passer les québecois pour des cons aux yeux du reste du monde francophone, qui lui bien entendu, manie un français aussi immaculé qu'un monochrome de Cy Twombly.
Dans les versions africaines de Zelda, les personnages appellent Link "Bwana", et les rubis sont remplacés par des bananes, parait-il...

Ca sent le sucre, ici.
Ca sent le sirop d'érable jusque dans le coeur des hot dogs.
Dans l'aéroport, déjà, flottait un parfum de crêpe au sirop d'érable, cette odeur de caramel dépourvue de son habituelle odeur de chaud.
Le Baluchon vient de se poser (ouais, enfin ça fait 15 jours, maintenant) sur les terres enneigées du Canada, dans la province du Québec, dans la ville de Montréal.
Le froid n'est pas encore mordant, mais il sait se rappeler à notre bon souvenir quand distraitement on sort sans son bonnet ou ses gants.
Nous avons garé notre vaisseau dans un petit appartement d'un quartier un peu excentré de Montréal, où nous commençons à prendre nos habitudes.
La fée Internet touchera d'ailleurs dans la semaine notre logis du bout de sa baguette rj45, ce qui me permettra de vous tenir un peu plus informés que vous ne l'avez été ces derniers jours.
J'ai un entretien demain pour un job (détails à venir...ou pas) et un exercice à faire pour autre (idem) donc ne vous attendez pas à avoir des mises à jour tout de suite, mais tout viendra à point!
D'ici, prenez soin de vous et à bientôt

A cheval sur leurs idéaux, la peau tannée par le climat aride de l'actualité, armés de leurs yeux et de leurs mots, on les entend chanter les aventures ordinaires de leurs vies d'humains.
Les Cowboys Fringants chantent leur espoir, leur désillusion, leur joie d'être parmi nous.
Il n'y a pas besoin d'en dire beaucoup plus pour raconter ce groupe québecois (oui, la greffe prend, décidément) qui se laisse écouter comme se laisse écouter la pluie, qui nous refroidit la peau et nous colle des frissons, pour mieux nous rappeler qu'on existe.
Merci à l'Amoureuse, qui m'a fait découvrir ce groupe! ^3^
Retour sur Angoulême, ville si chère à mon coeur... ville bénie de mon enfance... ville de merde, où il pleut sans relâche depuis mon arrivée.
J'ai raconté, plusieurs fois, mes impressions de Montréal, en des termes positifs, certes, mais souvent teintés d'une once de déception tant cette ville, et je le maintiens encore, manque d'identité culturelle. Maintenant, avec un peu plus de recul et 4h de sommeil, je reviens un peu sur mes positions. Un peu seulement, hein.
C'est une ville bigrement agréable. Ok, il ne faut pas trop espérer manger de la bonne vraie cuisine et faut pas trop les écouter quand ils parlent de politique, mais la ville est calme, fourmille de plein de choses intéressantes, d'endroits pittoresques, de gens sympathiques...
C'est aussi pour moi un territoire commun avec Toi, à qui je pense et qui me manque, encore et toujours.
Prochain territoire à conquérir : Kyoto.
Et je ne ferai pas semblant. :)
Keep tuned!
Juste pour me faire mentir, il y a 15 cm de neige, ce matin...
Et galère...
Non, mais c'est vrai, quoi !
On me dit "ouais, genre il fait froid". On me dit "ouais, genre ya une ville souteraine". On me dit "ouais, genre les gens sont cools".
Alors je suis désolé mais un pays où le 25 décembre, ya pas un poil de neige, où je sors en t shirt et gilet, où quand ou met une casserole d'eau bouillante à la fenêtre elle gèle pas à la vitesse d'un cheval au galop, ben non, c'est pas un pays où "ouais, genre il fait froid". (et arrêtez de me dire "ouais, genre c'est exceptionnel, d'ordinaire il fait moins 20.000", c'est facile de dire un truc quand ya personne pour témoigner.)
Pareil, ok, à Montreal, ya le métro et une galerie marchande souterraine. Mais c'est pas ce que j'appelle une ville "ouais, genre souterraine". (et me parlez pas de ces soi-disant 34km² de galeries, elles sont où? Vous les voyez? Moi pas, calisse!)
Bon, pour les gens, je dis pas, ils sont plutot cools, mais ça les empêche pas d'avoir l'air foncièrement malaimables quand ils sont derrière un comptoir de magasins (palme d'or des vendeurs-à-tronche-de-6-pieds-de-long), pas plus qu'ils ne se retiennent de contaminer mon français parfait avec leur accent à la noix, d'insinuer leurs jurons blasphématoires dans mon vocabulaire chatié, comme un venin qui peu à peu fait de l'homme délicat et raffiné que j'étais jusqu'alors un ours mal léché, plus apte à crisser des taloches dans l'front que de jouer au cricket...
Tabarnak, tiens...
Bon voyage, mon coeur. Tu me manques déjà moult. :'(
Je te retrouve bientôt !
またこんど ね!!!
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