08 février 2009

Resident Permanent : Code Tabarnak

Ça y est, c'est fait, je suis officiellement résident permanent du Canada, depuis mercredi dernier, après environ 9 mois d'attente (dont deux que j'aurais pu éviter si j'avais été plus réactif).
Retour - un brin pédagogique - sur ce bazar administratif qui s'est finalement passé comme sur des roulettes.



Ça fait du bien de se sentir enfin chez soi.

Mercredi dernier je suis allé faire une petite promenade matinale à la frontière américaine, afin de sortir du territoire Canadien dans le but...d'y re-rentrer aussitôt, pour faire valider mon nouveau visa. Les autorités ont même un terme pour désigner ce tour de passe-passe administratif, le "tour du poteau", ou "flagpole" dans la langue du premier président noir américain.

J'ai attendu ce jour pendant pas loin de 9 mois, comme je le disais en introduction. C'est qu'immigrer au Canada, et notamment au Québec, ça ne se fait pas tout seul, même si c'est probablement un des pays où il est le plus facile d'immigrer.

En avril dernier, j'ai démarré mes démarches pour obtenir ce statut, en commençant par le Certificat de Sélection du Québec. Eh oui, on en rigole, mais être accepté par les québécois, c'est un putain de privilège. Ce fier peuple d'hommes robustes et de femmes castratrices (c'est eux qui le disent, hein)ne laisse pas le premier venu piétiner leurs sapins. La sélection opérée est sans pitié. Ils examinent les fiches de paie, contrats de stage, et bulletins scolaire à partir de la 6ème. Une moyenne inférieure à 11/20 en lancer de poids en 2nde? Paf, dehors. Un zéro à un contrôle de flûte à bec en sixième? Bam, éliminé. On plaisante pas avec ça, ici.

Mais grâce à ma scolarité sans accroc - hem -, j'ai pu passer au travers de cette première sélection haut les doigts dans le nez. Mais ce n'était que le premier round, et le boss de fin de niveau était autrement plus coriace. Le Canada lui-même.

En fait, non, ce n'était pas si terrible, j'ai dû passer une visite médicale, puis envoyer un dossier de candidature à Buffalo - (o_O) - et attendre, et tout début janvier, j'ai reçu une lettre me demandant d'envoyer mon passeport à Detroit -oui oui, tout est normal- pour que celui-ci soit avisé de mon nouveau statut de résident. Une semaine plus tard je recevais mon passeport et filais le lendemain matin à la frontière pour clore cette histoire.

Au final, cette démarche était d'une simplicité biblique, les défis les plus corsés étant de réunir les documents (sincèrement, les bulletins depuis la 6ème...), et payer l'ensemble des démarches (certificat de sélection du Québec, Canada, Résidence elle-même, visite médicale, en gros, 2000$ canadiens). Là où j'ai eu une chance incroyable, c'est que j'ai réussi à clore tout ça dans le temps de mon visa temporaire actuel qui se termine dans une semaine et demi.

Bref, me voici devenu un vrai petit demi-canadien. Rendez-vous dans 3 ans pour la citoyenneté ! ^^

5 cowabungarrr!:

Game A dimanche, 08 février, 2009  

Y'a pas à dire, même quand on est déjà au courant, ça reste génial !

Et puis avoir évité les zéros en musique, c'est juste brillant.

Patrick,  lundi, 09 février, 2009  

OUAIS!
Mais pas un mot sur les petites mains qui ont patiemment collecté ces papiers et qui les ont recherchés dans leur fatras avec dextérité. Il est vrai que la maman a une licence d'archéologie!

Mochi lundi, 09 février, 2009  

Je ne voulais pas faire ça trop remise des Oscars, mais c'est vrai que je peux remercier ma famille, qui a gentiment perdu de son temps pour remettre la main sur des documents datant de l'an quarante. Et en effet, la licence d'archéo de maman a été rentabilisée à cette occasion. ^^ Merci à vous. ;)

PAPALARMEY,  mardi, 17 février, 2009  

Dans la longue liste des démarches, tu as oublié de parler de l'encre que tu t'es mis partout.

Mochi mardi, 17 février, 2009  

Héhé, oui, aussi, le passage à l'ambassade japonaise était fun.

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