03 juillet 2009

Player's Digest - 17 - Aubergine Sky


Ca fait quelques temps que je n'ai pas retrouvé de jeu à ambiance, comme Knytt Stories ou Cave Story, un jeu dans lequel j'aie plaisir à me plonger, casque au crâne, happé par le "mood" dans lequel le jeu m'installe.

J'en ai retrouvé un, à l'instant, brillant de minimalisme, qui m'a beaucoup plu, d'autant qu'il a soulevé dans mon crâne embué (il fait chaud ces jours-ci) bien plus que des considérations sur la qualité sémantique d'un bruit de craquement de branche accompagnant un personnage de 3 pixels de haut marchant dans une forêt rappelant Pitfall sur Atari 2600.
Aubergine Sky est un jeu très court, et pourtant il exploite pleinement une idée qui me tient à coeur depuis mon premier RPG.
Je parle de RPG car je veux parler de jeux longs. Un jeu d'aventure, qui donc tente de raconter une histoire, avec un début et une fin, et supposément une suite d'évènements entre les deux, est souvent synonyme de plusieurs heures de jeu, de 5 à 90 heures, selon vos goûts ou votre disponibilité pour ce genre de loisir.
Aubergine Sky se termine en approximativement 3 minutes. Pourtant il se permet un luxe qui me manque dans beaucoup de jeux, ces derniers temps, la nouveauté.
La logique d'écrans de jeu de Jonathan Whiting lui permet de poser un gameplay pour chacun d'entre eux, toujours avec le seul usage de la souris, amenant, d'une part, un moyen de renouveler l'intérêt du joueur en ne systématisant pas le gameplay, et d'autre part d'adapter le gameplay à la narration.

Minute Mon-Avis-à-Moi : Je pense que c'est la clé de l'immersion dans un jeu d'aventure.
J'insiste sur ce dernier point, d'aventure.

Autant je conçois qu'un jeu de course soit immersif s'il on est installé dans un cabinet d'arcade reproduisant un habitacle de bolide, monté sur vérins, ou qu'un jeu de tennis soit immersif si l'on doit agiter les bras raquette en main pour taper dans la balle (je mets la raquette en gras, parce que Natal-les-jeux-pour-les-manchots, non merci), autant dans le cas d'un jeu dont l'axe est la narration, il faut que le joueur interagisse avec l'histoire.
Et pour ça, il faut le mettre en position de pouvoir effectuer des actions qui font sens avec les situations dans lequel on le place.

Ce qu'Aubergine Sky fait à merveille, avec son peu de moyens.

Evidemment, c'est également plus simple de mettre en place une mécanique de ce genre dans un jeu en 2D minimaliste, jouable avec juste une souris, me direz-vous.

Mais c'est pas moi qui vous ai forcé à faire des jeux photoréalistes jouables avec des pads à 125 boutons.

3 cowabungarrr!:

Game A samedi, 04 juillet, 2009  

Oh, c'est extrêmement agréable. Merci, j'ai passé un beau moment !

Nino Mojo samedi, 04 juillet, 2009  

Excellent, intriguant.

As-tu essayé I Fell In Love With The Majesty Of Colors ? C'est le meilleur du genre que j'ai essayé, super ambiance, totalement trippant, adapté d'un rêve que l'auteur a fait.

Pixoshiru samedi, 04 juillet, 2009  

Salut Nino (yes je souis frènch ! ^^)
Non, je n'ai pas testé le jeu dont tu parles, mais je le mets sur ma toplay list. :)

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