05 mai 2007

Premier jour au Japon !

Les rideaux tirés pour ménager mes yeux de la lumière trop vive de ce soleil prétentieux, je lézardais, crayon à la main, cherchant l'inspiration après un dessin achevé au terme d'un long combat contre la page blanche.
La tiédeur de la fin de l'après-midi me tira hors de ma hutte, espadrilles aux pieds, pour aller chasser des onigiri, au combini, près de la gare de mon quartier.
Ou plutot, de mon village.

J'habite à Morinomae depuis maintenant plus d'un mois. On fait difficilement plus adorable comme nom de village. Morinomae signifie, en subtsance "à l'orée de la forêt", ce qui a quelque chose de légitime si l'on considère l'imposante masse moussue qui mache Arashiyama par le sud ouest.

Je me rendis à la superette en longeant Katsuragawa, la rivière, m'arrêtant quelques instants à mi chemin entre une jeune guitariste qui répétait son répertoire, donnant de la corde frottée et vocale, et un groupe de percussionnistes autour d'un barbecue, dont l'odeur eut vite fait de me rappeler ma mission.

Mes victuailles en main, je décidai de ne pas rentrer tout de suite, et de profiter encore un peu de la douceur du climat de ce samedi en me dirigeant vers l'arche rouge qui jouxte la gare. Au delà, invisble sans être passé sous l'arche sus-citée, siège un temple. Un temple immense. A moitié sous les arbres de la forêt qui nomme ce petit endroit. Un temple fait d'un agrégat de plein de petites cabanes mousseuses coincées entre les arbres pour autant de divinités que les gens d'ici vont prier selon leurs besoins.
Bercé par le son des clochettes cachées dans les arbres et l'odeur de bois accentuée par l'humidité de l'air, je me retirai silencieusement de ce lieu d'un calme justement olympien.

Afin de clore cette sortie par une dernière note d'exotisme, je repartis en longeant la foret, par un quartier aussi calme que le mien, quoique bercé par la mélodie d'un ou une apprenti violoniste travaillant d'arrache-archet un morceau inconnu, ou par le souffle de ce golfeur sexagénaire travaillant son swing devant son portail.

Pour la première fois depuis un mois, je me suis senti au Japon.

Il va de soi que je n'avais pas mon appareil photo. Il est des privilèges qui ne sont réservés qu'à ceux qui vivent ce qu'ils racontent, j'entends bien en profiter un peu. :)

Allez, pleurez pas, j'y retourne demain. ;)

5 cowabungarrr!:

Anonyme,  samedi, 05 mai, 2007  

Plus qu'heureuse de voir que tu n'es pas blasé par le Japon, qu'il t'émerveille encore, que tu ne t'en lasses pas ... Profite autant que tu peux par tous les moyens ! Respire-le, regarde-le, mange-le, attrape-le, bref vis-le le plus possible ;)
Love you m(^3^)m

M. mardi, 08 mai, 2007  

Pas de meilleur image pour nous que le texte si brillamment écrit. Toute photo eut fait tache en fait!

Pour la première fois, je me suis senti au Japon aussi...

@+

Mehdi

M. mardi, 08 mai, 2007  

Pas de meilleur image pour nous que le texte si brillamment écrit. Toute photo eut fait tache en fait!

Pour la première fois, je me suis senti au Japon aussi...

@+

Mehdi

M. mardi, 08 mai, 2007  

Bah je l'ai dit deux fois... O_o

Sorry ^^


Mehdi

Pixoshiru mardi, 08 mai, 2007  

Je me disais, 3 personnes qui laissent un cowabungarr dans une seule journée, c'est incroyable. ^^
Merci Chouix, ca me va droit au kokoro!

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