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02 octobre 2007

Strangers in the night...

En effet, des étrangers dans la nuit, faisant leur bagages, c'est ce que nous sommes, ce soir, qui est le dernier de notre présence ici, au Japon.

Le coeur aussi gros que nos valises sont lourdes, nous avons passé la journée à nous battre avec les 20kg réglementaires, essayant de ruser tant que faire se peut en portant 4 t shirt, un short sous mon jean, et en mettant une console par poche de ma veste...

Je dois dire que malgré tout cela, on s'est plutôt bien débrouillés, nos valises devant atteindre sans trop les dépasser les limites fatidiques au-delà desquelles le kg de bagage vaut plus que son poids en or. Bien entendu, tout aurait été plus simple sans mon "fluide", le courant de sympathie naturelle qui passe entre moi et les japonais.

J'avais déjà été confronté à ce fluide en janvier dernier (je crois), à Valenciennes aux e-magiciens où avec 2 de mes associés nous participions à un concours de création web, où un groupe de japonais rencontrés fortuitement (j'avais bousculé l'un d'entre eux puis m'étais excusé d'un timide "sumimasen") s'était ensuite épris pour notre projet allant jusqu'à nous filmer et faire notre interview.

Là encore, donc, le fluide a agi.

J'étais simplement allé chez des voisins demander une balance pour mesurer le poids de notre misère (a.k.a. "les bagages"). Rien de plus.
Par ailleurs, ces voisins, je ne les connais que par le "ohayou gozaimasu" que nous nous adressions cordialement plusieurs fois par semaine, au gré des matins et de notre synchronisme.
Mais non, le fluide en a décidé autrement.

En me donnant la balance, la dame de la maison a hésité, m'a dit d'attendre un moment, et est partie dans sa maison, puis est revenue, avec deux shamisen.
Un, très beau, visiblement originaire d'Okinawa, en témoignait la peau de serpent sur le coeur de l'instrument, et un second, en pin, uni, sans doute pour pratiquer, ou débuter. L'équivalent japonais des ukulele que j'utilise quand mes doigts ont la gigote. La dame m'a expliqué qu'elle pratiquait le shamisen et je crois avoir compris qu'elle l'enseignait, à la manière d'Okinawa.

Enfin bref, voilà, comme je leur ai emprunté leur balance, il était logique qu'ils me donnent un shamisen.
C'est peut être les japonais qui sont comme ça, ou peut être ai-je effectivement un feeling karmique avec eux, mais leur amabilité frisant l'aberration me fascine.

C'est en tout cas au son de cet instrument que je fais mes salutations à ce pays qui a bien voulu de moi pendant 6 mois.

6 mois passés comme un battement d'aile du héron de ma rivière. Lent mais court, calme mais energique, ephémère mais inoubliable.

A bientôt, Japon.

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21 septembre 2007

De la vérité sur les japonaises...

Il y a des limites à ce qu'un homme peut supporter.

Aujourd'hui, entre deux coups de batte de base-ball en alu sur mon moniteur, qui me nargue depuis 1 mois avec des bugs de Flash plein ses pixels, je me suis autorisé une pause-webglande.
Mais le grand oeil de la productivité me toisait sombrement tandis que j'arpentais les verts paturages du web 2.0, en quête de quelques brins d'herbe en streaming à mâcher d'une oreille distraite.
Me voyant ainsi, gaspiller les précieuses miettes de pain béni dont m'arrose généreusement le contribuable (je suis financé par la région poitou-charente, que je remercierai le 8 octobre prochain à 17h en salle 1 de l'Enjmin, en expliquant devant un parterre de gens venus là en sortant de la cantine de Leroy-Somer que j'ai passé 6 mois à bouffer du poisson frais et des plats raffinés pour la moitié du prix d'un ticket de restau-u), le grand oeil sus-nommé mis sur mon chemin une pierre noire, absorbant toute lumière, presque plus dure à voir qu'à prendre sur la tête.
Je n'aime pas souffrir seul, alors je vous la montre.




Vous avez compris. Vous avez vu, non pas une femme, non pas une asiatique.

Non, vous venez de voir une JAPONAISE.
Japonaise, qui plus est, en plein exercice de ses fonctions d'objet "kawaii" (ya vraiment pas d'autre mot), sous couvert d'alimenter son "vidéo blog".

Mais là, je dis non.
Non, je suis désolé, mais non. C'est au dessus de mes forces.

Ce n'est pas mignon. C'est grotesque.

S'il y a dans l'assistance un ou plusieurs mâles qui seraient susceptibles de trouver cette démonstration de culculterie caractérisée autre chose qu'irritante, qu'ils témoignent (sous couvert d'anonymat s'ils le souhaitent), parce que moi, ça me dépasse.

J'ai juste envie d'user encore un peu de ma batte en alu...

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06 septembre 2007

Le goût du thé, deuxième...

Non, je ne veux pas parler de la "suite" présumée de Cha No Aji, dont j'ai déjà parlé, mais juste vous en remettre une dose, parce que je vous aime bien et parce que j'ai trouvé, via un blog qui m'est sympathique LA vidéo. La vidéo qui explique tout. Un extrait de ce film, que je vous présente ici presque à regret tant il est dommage de sortir quoi que ce soit de ce film hors de son contexte. Mais bon, moi je l'ai déjà vu, le film, alors je m'en cogne.



Voilà, maintenant que vous avez le cerveau grillé, vous savez ce qu'est le Japon pour moi. Mon Japon. Celui pour lequel je suis venu ici. Celui qui me manquera quand j'en serai parti.
Un pays dans lequel les délires les plus indescriptibles sont poussés au bout, avec le plus grand sérieux et un indéfectible professionalisme, comme le personnel de ce studio de mixage qui, certes, renâcle un peu à l'idée d'accumuler les boulots moyennement intéressants, mais le fait, parce que c'est son boulot.

Pas comme un certain studio de doublage dit "professionnel" (je mets des guillemets pour que le mot "professionnel" colle bien à la page, parce que si il tombe, on verra ce que je pense vraiment de ces gens-là) qui n'accepta naguère de bosser sur la série "Ken le Survivant" qu'à conditon de pouvoir raconter n'importe quoi à la place des textes originaux, pretextant que le contenu de l'anime n'était pas à leur goût.

Beaufs prétentieux.

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05 septembre 2007

Hiroshima, c'est de la bombe !

Je m'étais juré de ne pas le faire, et pourtant, nous voici tous face au jeu de mot le plus moisi et éculé de l'histoire de l'humour de chiotte.


Bon, en fait, Hiroshima ne nous a pas laissé une impression impérissable tant la ville est neuve et ressemble de fait à n'importe quelle autre ville moderne, ne serait cette impression que la ville s'est reconstruite avec un enthousiasme qui confine à la frénésie tant les buildings sont collés les uns autres, sortent de nulle part et écorchent le ciel à tant vouloir le gratter...


Non, le vrai clou du spectacle était Miyajima, une île au sud-ouest, où vaquent les daims, machant tantôt de l'herbe, tantôt du papier, tantôt du touriste hongrois, regardant d'un oeil qui connaît la scène par coeur le coucher de soleil au travers de la grande torii plantée au milieu de l'eau, face au temple.




Merci à l'Amoureuse pour les photos! ^3^

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08 août 2007

Pop Corn Research


Aujourd'hui, journée de recherche avec 2 collègues à Osaka.

Alors oui, je sais, la première photo semble assez peu illustrer ce qui, par cet intitulé, devrait être une journée de travail, un truc sérieux.
Eh bien je vous arrête tout de suite.
Cette photo illustre exactement le sérieux et la rigueur que nous employâmes mercredi dernier pour cette session de recherche.

Nous étions partis à Osaka pour aller au zoo, pour un projet de traducteur de cris d'animaux, pour que les enfants en apprennent davantage sur, par exemple, cet ours polaire enfermé dans un décor en résine triste à mourir, en plein, par 32°, sans ombre. Par exemple.

Le deuxième objectif était de nous rendre à Namba Parks, un complexe commercial tout beau tout neuf tout design tout cher, qui devait nous inspirer pour un second projet de concept d'immeuble d'appartement design avec domotique communautaire (donc gestion de l'appartement, services, et communication avec les autres appartements sous la forme d'une communauté virtuelle). D'où le salon de thé, où nous avons été nous baffrer concentrer sur l'aspect, la lumière, les matériaux du décor qui nous entourait.


Blague à part, Namba Parks ressemble a un canyon dessiné par Mézières, grêlé de boutiques luxueuses et de restaurants hors de prix.
Jouxtant le quartier bordélique au possible de Nipponbashi (quartier otaku/életronique), le contraste est intéressant.


Ah et puis yavait un gros robot aussi.
J'aime bien les gros robots.


Bon, ben c'était une journée bien remplie!

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05 août 2007

Le plastique c'est fantastique...

Enfin ici, en tout cas, ils font des trucs chouettes avec du plastoc!





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29 juillet 2007

A mes chers amis occidentaux installés au Japon...

J'écris ce message dans le but d'exhorter une rogne qui me taraude depuis mon arrivée ici.

Tous ceux qui sont venus au Japon au moins une fois vous le diront, les japonais sont d'une amabilité et d'une politesse désarmante, souriants, disent bonjour, vous souhaitent une bonne journee quand vous les croisez de temps en temps, vous rattrapent à la sortie de leur bar pour vous filer des parapluies quand il pleut à torrent, bref, ils sont polis comme une piste de curling a la fin des J.O.

Mais vous, les occidentaux installés, et non pas les touristes, ceux qui ont un emploi ou une rente (femme) sur place, vous qui arborez presque tous ces stupides lunettes de soleil à la Matrix histoire de faire oublier votre non-japonitude, en somme vous, bande de sous-résidus de miettes de pâté en croute rassi, vous puez tellement de suffisance que vous détournez le regard de vos semblables, feignez de ne pas les voir vous faire un signe de la tete et faites semblant d'etre americain, avec un mauvais accent aisément démontable sans cric, pour ne pas montrer au pauvre francais qui vous demande l'heure que vous n'etes pas plus japonais que lui.

Alors laissez moi vous dire, bande de parvenus en yukata, que si ce n'est pas au Japon que vous apprenez le respect et l'humilité, vous ne l'apprendrez nulle part.

J'ai jamais pu encadrer les cons, c'est pas aujourd'hui que ça va changer.

ps : Qu'on ne me comprenne pas de travers, yen a aussi des biens, hein...


Genre moi, par exemple...

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25 juillet 2007

Plus jq;qis cq !

Oui, comme moi, dites NON aux clqviers QWERTY!

non mqis!

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23 juillet 2007

Gion matsuri mais les nuages pleurent...

Hello, happy tax payers!

Je m'excuse pour le léger délai qui sépare ce billet du précédent, mais l'arrivée récente de mon amoureuse sous mes lattitudes sub-tropicales (enfin je crois, et puis ça fait un mois qu'il pleut, c'est un signe qui ne trompe pas) a quelque peu turbulé ma trépidente vie de salary gaijin au pays des félidés homosexuels. (et j'ai même pas honte, là...presque)

Bref, histoire de faire les choses dans l'ordre, je vais vous débriefer vite fait le Gion Matsuri.
Vite fait parce que moi, ben, j'étais au boulot... (-_-')
Alors pour faire court, Gion Matsuri, sous des airs de fête traditionnelle Kyotoïte multiséculaire (869, me dit-on dans l'oreillette) avec parade de chars en bois gigantesques tractés par des hommes en costumes, avec de la musique partout, en gros, Gion Matsuri, c'est le carnaval de Rio, sans les plumes.



ps : ouais, je sais, on pourrait dire que c'est une ambiance folle, avec une vraie marée humaine prenant le pas sur les rues devenues piétonnes pour l'occasion, avec les trottoirs remlpis de petits stands avec de la nourriture que vous n'avez jamais vue, un défilié perpétuel de yukata (kimonos légers), les regards pétillants des enfants attrappant des poissons dans les stands de kingyo sukui (équivalent de notre pêche au canards, sauf que l'on pêche des poissons rouges avec une sorte de cuiller en papier très fin et que les lots sont les poissons eux-mêmes), les odeurs, le bruit, les chants, le son des flutes, des hommes tirant ces chars de plusieurs tonnes, etc... mais bon, j'ai préféré faire un bon mot.

On ne se refait pas.

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05 juillet 2007

Re:Japon, où es-tu?

Je l'ai retrouvé! Il est là :


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03 juillet 2007

Japon où es-tu?

En regardant sur DailyMotion un reportage sur le phénomène dit de la "Japan Mania" (où j'appris que la France était le deuxième consommateur mondial de mangas au monde, après...le Japon), je me suis mis à repenser à tout ce qu'était le Japon pour moi.

Oui, je dis "ce qu'était", car y venir pour travailler a pas mal démystifié la chose, pour moi.
Je suis dans les murs et je me confronte à la normalité de ce pays.
On peut penser que le contexte aide à ça, notamment mes heures de travail qui me laissent peu profiter du lieu, le fait d'être à Kyoto et non pas dans la capitale (qui me semble d'ailleurs de plus en plus constituer l'image que l'on a du Japon en occident, image donc fortement réductrice), le fait de ne pas maitriser la langue et donc de rater le coche sur pas mal de plans (expos, fêtes, etc).

Ceci étant, j'ai vraiment le sentiment que quelque chose a changé dans ma vision de ce pays, voire dans la fascination qu'il exerce sur moi.
Depuis que je suis ici, je n'ai pas écouté une seule fois mes gigaoctets de musique locale, je carbure à Earth Wind and Fire (Let's groove ! Woohoo) *, Fernandel et quelques groupes d'electronica à majorité anglaise.
Je n'ai presque pas regardé d'anime (quelques Hokuto no Ken pour savoir ce que c'est), je ne joue pas aux jeux vidéo (à part Zelda sur DS, auquel je joue une fois par semaine, et encore...), bref les principaux centres d'attrait que j'avais pour le Japon sont depuis mon arrivée plutot discrets.

Me sauvegardé-je du dépaysement inconsciemment? Ou ai-je changé? Je me pose la question, car il serait facile d'imaginer que maintenant mon but atteint, je sois un peu au point mort. On rejoint là toute la philosophie du désir et de son asouvissement.
Mais pourtant, je suis attaché à ce pays, profondément. Je m'y sens bien, malgré le fait que je pense ne pas être à ma place.

Ces sentiments sont très intéressants à expérimenter, mais je ne sais trop quelle conclusion en tirer.
Période transitoire, humeur transitoire.


Je dois être en train de grandir.


* Papa, la fin est proche, je commence à écouter ta musique de vieux crouton... ^^

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01 juillet 2007

Une grande leçon de game design...


J'ai été bloqué.

Ca m'arrive rarement car je joue rarement à des jeux dans lesquels on peut être vraiment bloqué.
Même Monkey Island 2, sous des abords sadiques ne bloque pas vraiment.

Non, là, j'ai vraiment été bloqué, je ne voyais pas d'issue.
J'ai essayé tout ce que j'avais ans mon inventaire, le puzzle semblait voué à ne pas être résolu et arborer indéfiniment l'air suffisant et satisfait des puzzles qui ne se laissent pas résoudre comme ça.
Mais c'était compter sans mon sens du game design.
En effet, à force de jouer et d'analyser des jeux, on ne me la fait plus.
Je sais identifier le type de puzzle qui se présente à moi, et donc le type de solution qui lui rabattra son caquet d'énigme arrogante.
Il ne m'a pas fallu 5 minutes, pour trouver la faille, pourtant ce n'était pas simple, j'avoue, cette énigme était sacrément bien pensée.
Je vous le donne en mille :

Je devais récupérer une fourchette tombée, le manche le premier, dans les canalisations d'un évier, canalisations évidemment trop longues pour espérer attrapper la fourchette à la main. Je ne disposais dans mon inventaire d'aucun objet aimanté, ni de quoi que ce fut qui puisse attrapper l'objet (pince ou autre). J'ai tenté de démonter l'évier, mais le game designer n'avait soit pas prévu cette idée, soit prévu que sa réalisation fut techniquement impossible. Donc niet.

J'ai donc, comme toujours dans ce genre de situation, exploré le reste du niveau en espérant trouver un objet adéquat.
Et là, éclair de génie.

Le bouchon de la baignoire.

Dans la salle de bain, j'avais repéré déjà le bouchon de la baignoire, qui pendait au bout d'une chaine métallique faite d'un alternement de tiges et de boules.

A ce stade de la lecture, je pense que vous avez déjà tous deviné.

Je dévisse la base de la chaine, reliée à la baignoire.
Je retourne dans la cuisine.
Je plonge la chaine dans la bonde de l'évier.
Secoue la chaine quelques secondes.
Remonte lentement la chaine.


TADADA DAAAAA !!!
La fourchette apparaît, la chaine du bouchon de la baignoire entre les dents.

J'avais réussi, j'avais remonté cette foutue fourchette de mes deux qui avait jugé opportun de vérifier la théorie de Newton en s'offrant un baptème de chute libre sans parachute dans les canalisations de mon évier.
Car oui, évidemment, le jeu dont je vous parle n'est autre que la Vie (épisode Pixo fait la vaisselle au Japon).

Eh ben n'empêche, c'était une sacrée énigme, et la résoudre m'apporta une joie que peu de LucasGames m'ont apporté*. Je me suis senti supérieurement intelligent.

Une grande leçon de game design.

*et pourtant...

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26 juin 2007

Arashiyama sous la pluie...

Profitant du fait que je sois parti du boulot une heure trop tôt sans le faire exprès (juré !) ainsi que de la bruine séche qui engrisaillait l'ensemble du décor, je suis sorti faire quelques clichés.
La pluie m'est évidemment tombé dessus, et pour le seul bonheur de mes yeux.

Je me permets de brusquer les votres avec ces images d'une qualité discutable mais, que voulez vous, on fait ce qu'on peut... (-_-')















Le plus bel endroit sur Terre, je vous dis... :)

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23 juin 2007

Oui, maman, je suis des cours de japonais à domicile, je veux progresser, tu comprends!

Bon, ok, ça ne vaut probablement pas de simples exercices que je pourrais faire avec les deux bouquins de "Minna no nihongo" (merci Taki !) qui prennent présentement la poussière, mais c'est quand même un début.

J'ai acheté le dernier Zelda en date, Mugen no Sunadokei (Phantom Hourglass pour le reste du globe, a priori), sur Nintendo DS, la seule de mes consoles qui me serve à autre chose qu'à caler des meubles.

Outre l'achat lui-même du jeu qui fût une expérience inoubliable, dans des conditions délirantes, comme prévu, avec une foule d'au moins 8 personnes qui attendaient depuis 5 minutes après une heure après l'ouverture du magasin, ce nouveau Zelda s'annonce réellement sympatoche, en tout cas pour moi, puisqu'il reprend l'univers de Wind Waker (désolé, encore et toujours Wikipédia, mais c'est quasiment la seule source d'info online accessible et non blindée de pub, aujourd'hui) , sur Gamecube donc, et qui est mon épisode favori Dieu que ce que je viens de dire est passionant.

Par ailleurs, il profite pleinement des fonctionnalités de la DS vu qu'il se joue intégralement au stylet et propose même une utilisation justifiée de l'écran supérieur, qui m'a pourtant toujours semblé passablement superflu.

Mais ce qui m'a personnellement retourné, ce n'est pas juste ça.

Comprenons-nous bien, ce jeu est en version japonaise. Autrement dit, je n'y comprends rien, d'emblée. Donc j'essaie de lire, je mets 3 fois plus de temps à lire une phrase qu'il n'en faut pour faire Paris-Londres à dos de chameau parce que je dois me référer constamment à mes dictionnaires en ligne (ici pour les kanji, et là pour le vocabulaire).

Il faut savoir qu'il existe plusieurs façons de décrypter un kanji afin de le retrouver dans un dictionnaire, et la façon la plus élémentaire est de compter le nombre de traits qui le composent. Ca va de 1 à plus de 25. Et il y a des milliers de kanji.
Ok, il y a des classifications, etc, sauf que je ne les connais pas. Donc je vous laisse imaginer le temps que peut prendre le déchiffrage d'une phrase où il y a 5 ou 6 kanji.

SAUF que Nintendo a pensé à tout.
Quand on pose le stylet sur un kanji dans une phrase, il apparait au dessus une petite bulle avec sa transcription en hiragana, le principal syllabaire japonais, que par bonheur je connais. Et là, Nintendo m'a sauvé des mois de recherches pénibles, tout en étalant sa superbe avec cette petite astuce discrète, ergonomiquement parfaite et logique.
Bref un tout petit coup de génie.

Bravo.

Tout ça pour dire que ça me fait apprendre les kanji et de nouveaux mots à peu de frais (mais qu'à mon humble avis ça ne m'empêchera pas de refaire le jeu dans sa version française quand il sera sorti chez vous, soit d'ici Noël. Pfffrt ! ^^ )

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11 juin 2007

"さ...何をしますか?" "euh...eh ben...euh..."

Ce titre est une retranscription à peu près exacte de ma brillante intervention lors de notre réunion d'hier.

Je me suis offert une heure de meeting avec mes deux collègues graphistes et le programmeur du projet (le seul homme à ma connaissance capable de concilier inefficacité ET incompétence dans un corps pour le moins chétif), hier après midi, pour débattre des quelques fonctions foireuses et/ou inexistantes dans le code de notre projet, débat somme toute très bon enfant, matiné de congratulations mutuelles comme il se doit -ce qui, en passant, a quelque chose de reposant par rapport à certaines empoignades professionnelles auxquelles j'ai pu assister ou participer chez nous.

Evidemment, la totale intégralité (joli, ça, non?) de la réunion se déroulât en japonais.
Alors je sais pas vous, mais moi, bon déjà parler programmation, c'est pas forcément mon fort*, mais en plus, dans la langue de Ryo Hazuki, c'est juste rédhibitoire.

Donc me voilà, assis avec mes comparses, à gober les mouches pendant qu'ils se racontent des trucs sérieux, d'autres rigolos (enfin j'imagine, vu qu'ils éclatent de rire), bref, pendant une heure j'ai été en apensanteur. C'était une sensation étrange, d'être là, mais pas tout à fait non plus. Utile mais superflu. Nécessaire mais facultatif.

Bref, je n'ai pas calqué grand chose de cette réunion.




Et quand mon collègue se tournât vers moi pour me poser la question que vous pouvez (peut être) lire dans le titre de ce billet, je crois que ça s'est vu.


* je mens un peu en disant celà, puisque j'ai quelques connaissances éparses sur le sujet, et que j'ai même réussi à leur soumettre une idée de structure pour une partie du code, mais je ne suis pas qualifié, et loin d'être compétent.

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27 mai 2007

On en découvre tous les jours !

Oui, profitant de la douceur de cette fin d'après midi, j'entrepris de m'aventurer, appareil photo au poing, vers le dernier point cardinal de mon quartier que je n'avais pas encoe arpenté.
Bien m'en a pris!

En fait, j'ai découvert le centre d'Arashiyama, après le pont Togetsukyô ("le pont qui traverse la lune"), au dessus de la rivière Katsura-gawa.

Et c'est juste le plus bel endroit sur Terre.

Et je n'en dis pas plus et vous livre quelques unes de mes images.

(et je me dis que je suis bien couillon de ne pas être allé de ce coté là pendant qu'il y avait encore des cerisiers en fleur ><)







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Corpus Christi


Osaka n'est qu'à une heure de train de Kyoto, et est la deuxième ville du Japon.
Autrement dit, c'est LE lieu pour tout g33k du Kansai.

J'y étais déjà allé une fois, il y a quelques semaines, et j'y avais entr'aperçu, de l'autre coté de la rue, un magasin qui semblait regorger de jeux vidéo de toutes époques, me promettant donc d'y retourner un jour ou l'autre histoire de voir ça de mes yeux.

Je retournai donc hier à Osaka, pour aller visiter la chose.
Le magasin était là,relativement rempli de jeux et consoles d'un autre âge, et décoré dans le plus pur style technolover-retrogaming-8bit, bref, fidèle à la vision que j'en avais.
Vision qui n'incluait pas un autre magasin qui lui est quasiment voisin. Super Potato.

Pour ceux et celles qui ne savent pas, Super Potatoe est un magasin très connu, voire légendaire, d'Akihabara, le quartier de l'électronique de Tokyo, avec des jeux du sol au plafond, un ambiance à mi chemin entre le marché aux poissons, la salle d'arcade aux décibels agressifs, le musée et la chambre de no-life intoxiqué à la NeoGeo et autres SuperFamicom.
Eh bien, il y a un Super Potato, probablement le seul autre, à Osaka.

Et là, autant j'avais vu des photos, autant il faut le voir pour se rendre compte.
Il y a de tout, partout, dans tous les sens. Des consoles "introuvables", des jeux "rarissimes" en douze exemplaires, des étagères remplies de jeux à en craquer, de la musique 8bit à plein volume.
J'ai craqué, bien peu méchamment : je n'en suis reparti qu'avec un exemplaire de sonic adventure 2, de l'édition du 10éme anniversaire de sonic, rien de rarissime, quoiqu'un peu collector, mais surtout un jeu que j'apprécie beaucoup, sur la console que je préfère, toutes générations confondue, la Dreamcast de Sega. Et j'en ai eu pour 10 euros.

Bref, c'était une échappée intéressante dans un monde duquel mon coeur s'éloigne peu à peu et qui m'a rehappé violemment en l'espace de cette visite.

Ca va paraître idiot, mais je pense avoir ressenti dans ce magasin ce que pourrait ressentir un catholique pratiquant dans la cathédrale Saint Pierre, à Rome.






Thunder Force 4, un de mes 12.453 jeux préférés


Le deuxième exemplaire de Segagaga que je croise dans ce pays. Ne pas craquer...

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16 mai 2007

Prendre le taureau par la barbichette...

Bon, j'avoue, tout ne se passe pas exactement comme sur des roulettes.

Non, pas d'iquiétude, je vais bien, seulement j'amets que c'est dur. Bosser avec des gens qui parlent une langue étrangère, c'est tout sauf évident. A vrai dire, ça me tape même un peu sur le moral.
Et il y a de quoi : Quand, après avoir cherché à comprendre ce que l'on me demande de faire, je le comprends de traviolle, et qu'au final mes collègues font plus ou moins mon boulot à ma place, j'ai du mal à réprimer ce petit sentiment d'inutilité, d'être un gentil boulet, amusant, sympa, mais définitivement encombrant.
Non pas que quiconque ici me le fasse sentir, mes collègues sont des gens adorables, d'une patience incroyable et conscients de mon handicap et de ma condition. Personne ne m'en tient rigueur (du moins c'est ce que je crois).
Mais je ressens une gêne immense. De celles que l'on éprouve quand on a l'intime conviction que l'on n'est pas à sa place.

Le Japon commence à me montrer que s'il est acceuillant, il n'en est pas moins hermétique. On peut s'appuyer dessus, difficilement se blottir dedans. Comme si on pouvait appréhender la douceur et l'harmonie de la bulle, la toucher du doigt, mais jamais entrer à l'intérieur.
J'aurai appris ça.

Cela dit, j'ai encore des choses à faire ici, et je ne compte pas me laisser impressioner plus longtemps. J'ai des atouts : je suis étranger, français, je parle maintenant suffisamment pour survivre et entretenir des conversations, je ne fais pas (trop) peur aux gens, bref, à défaut que la greffe prenne tout à fait, il n'y pas de rejet. Je compte bien en profiter pendant ces quelques mois.

Bon allez, rebroussons nos manches et prenons notre courage par la main! Hardi, moussaillons, le Baluchon n'est pas navire à couler aussi facilement! タヨー!(oui, j'ai écrit "taïaut" en japonais, j'ose, moi, monsieur.)

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05 mai 2007

Premier jour au Japon !

Les rideaux tirés pour ménager mes yeux de la lumière trop vive de ce soleil prétentieux, je lézardais, crayon à la main, cherchant l'inspiration après un dessin achevé au terme d'un long combat contre la page blanche.
La tiédeur de la fin de l'après-midi me tira hors de ma hutte, espadrilles aux pieds, pour aller chasser des onigiri, au combini, près de la gare de mon quartier.
Ou plutot, de mon village.

J'habite à Morinomae depuis maintenant plus d'un mois. On fait difficilement plus adorable comme nom de village. Morinomae signifie, en subtsance "à l'orée de la forêt", ce qui a quelque chose de légitime si l'on considère l'imposante masse moussue qui mache Arashiyama par le sud ouest.

Je me rendis à la superette en longeant Katsuragawa, la rivière, m'arrêtant quelques instants à mi chemin entre une jeune guitariste qui répétait son répertoire, donnant de la corde frottée et vocale, et un groupe de percussionnistes autour d'un barbecue, dont l'odeur eut vite fait de me rappeler ma mission.

Mes victuailles en main, je décidai de ne pas rentrer tout de suite, et de profiter encore un peu de la douceur du climat de ce samedi en me dirigeant vers l'arche rouge qui jouxte la gare. Au delà, invisble sans être passé sous l'arche sus-citée, siège un temple. Un temple immense. A moitié sous les arbres de la forêt qui nomme ce petit endroit. Un temple fait d'un agrégat de plein de petites cabanes mousseuses coincées entre les arbres pour autant de divinités que les gens d'ici vont prier selon leurs besoins.
Bercé par le son des clochettes cachées dans les arbres et l'odeur de bois accentuée par l'humidité de l'air, je me retirai silencieusement de ce lieu d'un calme justement olympien.

Afin de clore cette sortie par une dernière note d'exotisme, je repartis en longeant la foret, par un quartier aussi calme que le mien, quoique bercé par la mélodie d'un ou une apprenti violoniste travaillant d'arrache-archet un morceau inconnu, ou par le souffle de ce golfeur sexagénaire travaillant son swing devant son portail.

Pour la première fois depuis un mois, je me suis senti au Japon.

Il va de soi que je n'avais pas mon appareil photo. Il est des privilèges qui ne sont réservés qu'à ceux qui vivent ce qu'ils racontent, j'entends bien en profiter un peu. :)

Allez, pleurez pas, j'y retourne demain. ;)

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15 avril 2007

Made in Japan...

Les cerisiers commencent à perdre méchamment leurs fleurs. C'est vraiment de la camelote.


Ca me fait penser à quelque chose mais quoi...

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